Les élèves de l’école Boréale ont une fois de plus posé un petit geste pour une grande cause. Récemment, ils ont assemblé 160 trousses Entr’Amis qui seront acheminés vers un pays de la francophonie africaine, le Mali. Sur une base volontaire, ils ont pu alimenter les trousses avec du matériel scolaire comme un cahier d’exercices, un crayon, une règle et une gomme à effacer. Ces sacs « Ziploc » éducatifs seront acheminés par voie maritime vers les écoles africaines participantes au cours de l’année. C’est CODE, une organisation canadienne de bienfaisance pour l’alphabétisation et l’éducation dans les pays en voie de développement, qui est à l’origine de cette initiative nommée : Projet Amour.
À l’école Boréale, les enfants ont pu visualiser grâce à un DVD, les conditions dans lesquelles les Maliens vont à l’école. Peu de ressources, un unique tableau noir et des bancs achalandés. Selon Chantal Groleau-Payeur, une enseignante à l’école francophone, les enfants ont pu se rendre compte de la chance qu’ils avaient de pouvoir étudier dans des conditions si favorables. « Ils ont été conscientisés et ils pensent à plein de choses qui pourraient être utiles à ces enfants moins bien munis. Ils nous ont fait remarquer qu’il faudrait aussi des taille-crayons pour accompagner tous ces nouveaux crayons de plomb. Ils posent un geste humaniste. Ils comprennent ce que c’est de faire un geste de générosité envers quelqu’un d’autre sans nécessairement attendre quelque chose en retour », dit-elle.
C’est la troisième participation de l’école au Projet Amour, si les premières fois ont bien fonctionné cette année le nombre de trousses a doublé grâce à l’aide de la Commission scolaire francophone. La CSF a en effet contribué en achetant le matériel nécessaire pour 80 des 160 trousses préparées par l’école. En plus des trousses dirigées vers les enfants, 20 sacs avec du matériel un peu plus conséquent sont destinés à des professeurs. Cette année encore, l’école ne s’attend à rien d’autre qu’un certificat les remerciant de leur participation au projet.
Invités à réfléchir sur cette action de bienfaisance, les élèves de 7e et 8e années de l’école Boréale n’avaient pas beaucoup de choses à déclarer. Simplement, ils ont souligné qu’ils étaient conscients que le Projet Amour est un geste qui viendra en aide aux autres, et que c’est là quelque chose de bien. Quelques crayons à mine et quelques gommes à effacer qui permettront d’améliorer l’éducation. Certains ont finalement ajouté que s’ils pouvaient recevoir quelque chose pour leur éducation, ils voudraient un gymnase. Une requête qui illustre bien les différences.
