Le Bureau de la commissaire aux langues officielles des TNO (CL) qui n’avait pas remis en cause le jugement de première instance sur le contentieux opposant le GTNO et la FFT en 2006, a accueilli avec intérêt la décision de la juge Hunt qui appuie l’ordonnance structurelle imposée au gouvernement territorial.
La commissaire a déclaré que ce jugement supportait vraiment plusieurs recommandations que son bureau avaient mis de l’avant. En entrevue avec L’Aquilon, Shannon Gullberg a avancé que cette décision spécifiait clairement que les politiques et les directives de la Loi sur les langues officielles (LLO) n’étaient pas des textes légiférés, ce qui constitue pour elle, un avancement. « Je suis d’accord avec la cour d’appel qui vient de démontrer que ces directives et ces politiques ne veulent rien dire. Comment peut-on les assurer s’il n’y a pas de cadre législatif? »
Dans le même ordre d’idée, la CL a affirmé que ce jugement avait levé plus de questions qu’il n’a apporté de réponses. « C’est positif pour le processus de révision de la LLO qui doit s’effectuer à l’automne de cette année. Le comité de l’Assemblée législative présidé par le député Menicoche va me permettre d’intervenir et de proposer mes recommandations. Je suis persuadé que cette décision va soutenir cette démarche de révision. »
Pour celle dont le rôle est de s’assurer que chaque langue officielle aux TNO soit traitée avec justesse en fonction de son statut, cette révision de la loi tombe au bon moment. Mme Gullberg a fourni quelques exemples en entrevue, des recommandations qu’elle présentera à l’automne. « Si je suis une résidente de Norman Wells, pourquoi ne serais-je pas capable d’avoir accès à un service en français quand j’effectue une visite à la clinique? Si un docteur commence à m’ausculter et que je ne comprends pas ce qu’il dit, cela peut se traduire par une attaque personnelle. Dans mon rapport sur les langues officielles et la qualité des soins aux TNO, je propose des principes qui peuvent être adaptés pour couvrir ces questions cruciales », a-t-elle dit.
Elle a aussi mentionné d’autres défis que doit relever la nouvelle LLO. Selon elle, les choses ont changé depuis le temps de ces prédécesseurs, elle a cité l’intérêt du privé d’offrir des services en Français et a donné comme exemple les exploitations minières aux TNO qui veulent de plus en plus informer leurs employés dans l’autre langue officielle.
