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le Vendredi 25 juillet 2008 0:00 Culture

Folk on the Rocks: Entrevue avec Malajube sur le sable du lac Long

Folk on the Rocks: Entrevue avec Malajube sur le sable du lac Long
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C’est l’exotisme d’une Yellowknife « à l’autre bout du monde » qui a convaincu les gars de Malajube de venir faire leur tour à Folk on the Rocks. L’Aquilon a interrogé Francis Mineau (batterie) et Mathieu Cournoyer (basse) pour en savoir un peu plus long sur leur expérience à Yellowknife ainsi que sur les projets qu’ils nous réservent.

Aquilon : Comment s’est passée votre première présence sur scène?

Francis : Sur la petite scène, on n’avait pas les instruments qu’on voulait, on s’est fait pitcher sur le stage, on avait deux minutes. Des idées de sets on en avait plein, mais tout est tombé à l’eau quand on a vu que Thomas n’avait pas d’ampli. Il a fallu jouer avec les moyens du bord, ça a été à la va-comme-je-te-pousse.

A : Que pensez-vous de Yellowknife?

F : Le soleil qui ne se couche pas, ça a été la principale attraction, on a parlé de ça toute la soirée. C’est ben étrange! Quand t’es pas habitué à ça, tu sais pas quand aller te coucher. T’as aucun repère, t’es complètement mélangé.

A : Qu’est-ce que vous voulez faire pendant votre séjour?

M : On aurait aimé aller pêcher, aller se promener, mais je pense qu’on va manquer de temps un peu. J’aurais aimé faire un tour d’avion, aller voir l’autre lac, aller pêcher, aller me baigner…Mais une fin de semaine dans n’importe quelle ville dans le monde c’est pas beaucoup.

A : À quoi va ressembler votre prochain album?

F : Oui, on a commencé à travailler : on a plein de chansons, on a fait ça tout l’hiver depuis qu’on est en break de tournée. […] Ça va ressembler à ce qu’on faisait avant, on n’a pas pris un virage à 90 degrés!

Mathieu : On ne tombe pas dans le folk, rock ou le métal. Je pense que dès la première écoute, le monde même sans savoir que c’est Malajube ils vont pouvoir reconnaître que c’est Malajube. On n’est pas partis dans une autre direction complètement.

Francis : C’est un peu plus épuré je pense. Sur Trompe-l’œil, il y avait beaucoup de tracks, beaucoup de couches d’instruments les unes par-dessus les autres… Je pense qu’on va essayer de garder ça un peu plus simple. Garder ça un peu plus proche du live. Mais des fois en studios, des fois tu te laisses emporter, une chanson quand tu l’enregistres, ça prend des fois des avenues auxquelles tu n’aurais pas pensé.

A : Quand devrait sortir votre album?

M : On commence à enregistrer fin août, la sortie est prévue pour février. Ça va être exactement trois ans après Trompe-l’œil, pis on aime ça aussi avoir le temps de faire l’album qu’on veut. On veut avoir le temps de sortir un album dont on va être satisfaits.

A : Pensez-vous partir en tournée ensuite?

M : Oui, mais avec Trompe-l’œil on a fait une tournée gigantesque, presque trop grande. Je ne suis pas certain qu’elle va être tant plus court, mais c’est sûr qu’elle va être mieux organisée. En Australie, ça va être une place où on aimerait vraiment aller.

F : Faire tourner un band comme nous autres en Angleterre, ça coûte beaucoup d’argent. Ça coûte cher de faire tourner un band dans le monde. Le fait d’avoir tourné beaucoup, ça va resserrer la prochaine tournée finalement, sur l’essentiel de ce qui a bien marché pendant la précédente.