Pourquoi le thème « fusion globale »? « Nous voyons de plus en plus une fusion des cultures : en décoration, en musique, en alimentation, argue la directrice de FOTR, Lynn Feasey. C’est un thème dynamique, très excitant! » Avec 50 % d’artistes de la scène locale et la même proportion venant de l’extérieur de la région, la fusion ne pouvait que se produire.
Ce qui devait arriver arriva et un spectacle à grand déploiement a eu lieu samedi après-midi sur la scène centrale. Une gigantesque scène, neuf formations et un total de 36 musiciens ont participé à ce creuset où se sont côtoyés des styles de tous les coins de la planète. C’est exactement la même idée qui anime la philosophie des « ateliers », ces spectacles où deux groupes doivent se rencontrer et présenter un spectacle à pied levé, avec peu ou prou de préparation : « On prend des joueurs de tambour Déné et ils participent avec des Indiens ou avec des Japonais », a illustré Mme Feasey. Et une véritable conversation d’instruments prend son envol.
Les Do-Ré-Mi multiculturels
Il s’agit aussi d’une chance en or de réaliser l’ampleur du multiculturalisme au Canada : « Grâce à l’atelier de deux jours précédant le concert Global fusion, nous avons établi une bonne diversité de ce qui se fait à travers le Canada », s’est réjoui Ben Rogalsky, de la formation de percussions japonaises Uzume Taiko. Shane Philip a pour sa part pratiquement communié avec les autres artistes : « La musique est devenue un langage universel et il a été très facile d’intégrer tout le monde. »
Offrir une diversité musicale est au cœur des préoccupations des organisateurs, qui ont repêché 28 formations et les ont tous fait jouer sur trois des six scènes différentes mises sur pied. Mais cette année, les valeurs de respect de l’environnement ont certainement pris du galon au sein de l’organisation.
L’eau est un droit L’eau potable disponible gratuitement sur le site a sans aucun doute contribué à réduire le volume de bouteilles jetées. Mme Feasey trouve d’ailleurs honteux que de vendre de l’eau pour faire de l’argent sur le dos des festivaliers : « L’eau est un droit. Des enfants de 10 ans ne peuvent pas se payer une bouteille d’eau toutes les deux heures », note la directrice du festival.
