Tout a commencé par une carte postale : « C’est né à partir d’une carte sur une carte postale, les gens nous demandaient où nous étions situés », raconte Matthew Grogono, de la coopérative Yellowknife Glass Recyclers. 20 000 cartes postales plus tard, la communauté d’artisans s’est mise à la recherche d’autres moyens de promouvoir l’art et c’est ainsi qu’a germé l’idée d’un festival d’artisanat.
Une grande variété d’activités s’offrent à vous pour cette deuxième édition de l’événement. Vendredi, on prévoit une démonstration de sculpture inuit, une démonstration de techniques de peinture à l’aquarelle et un atelier de construction d’inukshuk. Samedi, les musiciens prennent d’assaut la basse-ville et on peut compter sur la présence d’un kiosque de réparation de vélos, d’un atelier de création de bols personnalisés en verre et il sera également possible d’apprendre à tisser une tapisserie à la Down to Earth Gallery. La plupart des artisans ne poursuivront pas leurs activités extérieures dimanche, mais la musique prendra beaucoup de place pour la dernière journée du festival.
Éco Old Town
Le festival représente bien plus qu’un beau coup d’argent pour le verrier Matthew Grogono, qui voit bien plus loin : « Personnellement, j’aimerais développer l’idée selon laquelle Old Town est une destination éco-touristique. » Un enthousiasme que partage le directeur du développement économique de Yellowknife, Peter Neugebauer : « Old Town a un pouvoir d’attraction sur les touristes. Il y a une atmosphère de marché public », se réjouit l’employé municipal.
M. Neugebauer croit que ce genre d’événement est essentiel pour faire connaître les commerces qui ont élu domicile en basse-ville, car nombre d’entre eux sont moins visibles que leurs vis-à-vis en haute-ville. Il faut dire que Old Town est souvent une zone de transit pour les habitants qui empruntent cette route pour se rendre ailleurs. C’est pourquoi M. Grogono aimerait beaucoup interdire le passage aux automobilistes lors d’une édition à venir. Il a de plus évoqué la possibilité de fonder une école d’artisanat dans le secteur. En attendant ce jour, les commerçants doivent se préparer à accueillir des centaines de personnes en fin de semaine, estime le commerçant.
