Le bureau est vide, mais bien rangé, prêt à accueillir la nouvelle personne responsable du développement et du programme préscolaire. Geneviève Côté, présidente de l’association depuis un an, continue à lancer des offres d’emploi qui, jusqu’à présent, n’ont pas apporté de profils correspondant aux tâches.
« Le programme préscolaire est une priorité, dit-elle. Il existe depuis deux ans et il nous faut une personne capable de l’animer pour une troisième année. C’est un programme réellement éducatif, comme une petite maternelle, qui prépare les enfants à intégrer une classe en français. On a une échelle assez haute de qualité et d’attente de la part des parents. » Ce programme a eu beaucoup de succès, puisque l’an passé il y avait huit enfants chez les tout-petits et six chez les plus âgés.
Il y a aussi le programme après école, destiné à accueillir les enfants après les cours, pendant un temps limité dans la semaine. « Il faut qu’on trouve une juste balance entre le préscolaire, qui pourrait durer deux heures pendant deux après-midi et le programme après école. En ce qui concerne l’accueil après-école, on avait arrêté l’an passé pour mettre l’accent sur la préscolarisation. Mais des parents voudraient que l’on continue l’option d’accueil après l’école. »
L’association compte aujourd’hui environ 70 membres, partagés entre francophones et francophiles. Les parents s’impliquent beaucoup dans le domaine éducatif et scolaire et, selon la présidente, l’association jouit d’une image positive dans la ville. « Nos activités sont ouvertes à tous, explique-t-elle. On veut avoir la liberté de s’exprimer en français comme en anglais et que les autres langues officielles puissent avoir aussi cette même liberté. Nous voulons partager notre culture francophone et nos activités sont très tournées vers les familles. Cette année, nous prévoyons encore de faire plusieurs cabanes à sucre, des partys d’Halloween et de Noël, les Rendez-Vous de la Francophonie… Marie, à Inuvik, voudrait faire circuler une dame dans les communautés pour faire des conférences, on voudrait participer. »
Geneviève Côté voudrait travailler sur la problématique des adhésions. « Le Nord est une plaque tournante et si on trouve du dynamisme, on ne peut pas compter sur la fiabilité dans la longévité, dit-elle. C’est déjà un exploit de bâtir des programmes scolaires avec une population comme ça. Mais cette année je veux augmenter le nombre d’adhérents. » L’une des options choisies serait de créer des soirées de rencontres une fois par mois pour diffuser et faire connaître des produits culturels francophones, en parler ensemble et profiter des relations entre membres et non-membres. « Le bouche-à-oreille fait son chemin, les non-membres qui ont des amis membres de l’association ont envie d’en faire partie. La motivation est créée parce que les amis des amis font partie d’une association qui fait plein d’activités », reconnaît la présidente.
La prochaine AGA de l’association aura lieu fin octobre.
