le Samedi 11 avril 2026
le Jeudi 20 août 2009 22:25 Culture

Camp de jour francophone Une fin de saison festive

Camp de jour francophone Une fin de saison festive
00:00 00:00

Le camp de jour à Hay River s’est terminé dans la joie et l’émotion, vendredi passé.

C’est le 14 août dernier que les animateurs ont fermé officiellement les portes du camp de jour à Hay River à l’école Boréale. Pour souligner la fin du camp estival, parents et enfants se sont réuni le temps d’un spectacle et d’une petite réception.

« J’aurais animé pendant deux semaines encore, facilement! », a confié Pier-Philippe Rioux en entrevue avec L’Aquilon, lundi dernier. Il poursuit, en riant : « C’est sûr que je vais avoir des effets post-camp pendant quelques semaines. Je vais faire des blagues infantiles et me croire au camp. » Satisfait de sa première expérience nordique, il ne pouvait réprimer sa hâte de retourner dans son petit coin de pays.

L’aventure, si bénéfique soit-elle, a connu ses hauts et ses bas. Pier-Philippe et Marie-Lee Bussières ne se connaissaient pas du tout avant d’arriver à Hay River. Ils se sont rencontrés pour la première fois à l’aéroport, quelques jours à peine avant le début du camp. Dès la première semaine, le duo d’animateurs a fait face à des défis importants : méconnaissance des lieux, petits groupes, différence d’âge, etc… « On nous avait dit que tous les jeunes avaient été à l’école, je ne pensais pas avoir de jeunes en âge préscolaire », raconte le Lévisien. Ils ont modifié la totalité de leur programmation dès la deuxième semaine. « Ça s’est bien passé après! », assure Marie-Lee.

La langue a aussi été une rude épreuve à surmonter dans certains cas. Plusieurs bambins étaient inscrits au camp pour vivre une immersion francophone. Prenant l’exemple d’un des enfants du camp, Marie-Lee explique : « Il ne parlait pas du tout français au début, mais il tripait tellement sur les insectes. Il a fini par savoir tous les noms. » Pier-Philippe enchaîne avec un autre cas : « La petite Tate ne savait même pas reconnaître l’heure du lunch et comment aller aux toilettes au début. À la fin de l’été, c’était correct! On a vraiment vu une belle amélioration. » Faisant preuve de patience et d’astuces, les animateurs ont instauré un système de récompenses positives : les enfants pouvaient accumuler des billets et, ainsi, se mériter des surprises. Cette initiative a connu un franc succès.

Les jeunes à Hay River se sont dévoilé être de vrais fans de bricolage, de cuisine et d’expériences scientifiques. La sortie hebdomadaire à la plage a fait plus d’un heureux. « C’était vraiment l’fun! », s’exclame même Pier-Philippe avec des étoiles dans les yeux. Interrogé sur son activité préférée, Harrison, 8 ans, répond sans hésitation : « Les courses de patates, je gagnais tout le temps! » Pour Victoria, sa petite sœur âgée de 6 ans, il est plus difficile de trouver une réponse, elle finit par avouer : « J’ai tout aimé! » Même du côté des parents, la satisfaction était palpable. Alexandra Smith, mère anglophone d’Andrew âgé de 8 ans, confie que son garçon en avait long à dire les soirs à la maison. « Parfois, il se plaignait le matin de ne pas vouloir aller au camp parce que tout était en français, raconte-t-elle. Mais ça, c’est parce qu’il est un peu paresseux! »

Le petit garçon était d’ailleurs très émotif lors de sa dernière journée au camp. Il a versé quelques larmes… jusqu’à ce qu’il aperçoive le gâteau. « On dirait le gâteau que nous avons fait! », s’est-il exclamé à la vue de la pâtisserie. « Mais c’est ce gâteau! », a répondu Pier-Philippe, ce qui a fait rire tous les invités.

Près d’une dizaine d’adultes ont assisté à la pièce de théâtre montée par les jeunes et leurs deux animateurs. Les spectateurs semblaient ravis devant les efforts déployés par les comédiens en herbe.