Un concert survolté qui pourrait bien faire fondre le château de glace de Yellowknife.
Des murs immaculés, un duo coloré, c’est l’image épuré du groupe Orange Orange qui sera fortuitement recréé lors du premier concert au sein du festival du SnowKing 2010, ce samedi 6 mars à 20 heures. Si la température actuelle peut sembler une source d’inquiétude à la stabilité du 15e château de neige, l’arrivée du couple montréalais, Dom Hamel et Sabrina Sabotage sur sa scène glacée, risque de laisser des marques indélébiles sur l’humeur et l’enthousiasme des festivaliers, lors de cette soirée francophone.
« On s’attend à embrasser, à habiter le lieu du château de neige. On adore ça performer dans des lieux inusités. Nous ne sommes que deux sur scène et nous pouvons fitter n’importe où, que ce soit une petite scène ou une plus importante. C’est arrivé souvent que l’on joue dans des contextes super flyés », averti Dom Hamel en précisant qu’Orange Orange c’est vraiment pour faire la fête avec les gens qui sont sur place, pour être dans l’humeur du public et que la participation de tous est bien importante dans cet échange.
Conscient de la chaleur que transporte leur concept orange, le duo a décidé depuis quelque temps de parcimonieusement diffuser leur couleur. « Cette couleur est tellement puissante que nous devons la distribuer au compte goutte, dit-il. Nos costumes de scène possèdent des teintes orange maintenant plus discrètes qu’avant. »
Le duo est excité de se déplacer dans la capitale ténoise. Avec plusieurs de leurs amis musiciens qui se sont produits dans l’ouest du pays lors de Jeux olympiques, Orange Orange se délecte de faire tache dans cette migration culturelle alors qu’ils s’envolent pour quelques jours vers le Nord. « Nous le disons à toutes les personnes que nous rencontrons, mais il n’y personne que je connaisse qui y est déjà allée aux TNO. Nous sommes excités de rencontrer des jeunes, des jeunes d’aussi loin. Nous voulons découvrir leur culture », déclare un Dom Hamel enthousiaste.
Car en plus du concert, le duo est l’hôte d’un atelier de Human Beat Box ou littéralement boîte à rythmes humaine donné aux jeunes du Rassemblement jeunesse nordique 2010. « Pour nous, c’est plus la philosophie du beat box que l’on a envie de partager. Le beat box est un mode de vie, nous en en fait en marchant dans la rue. Il y a moyen de s’amuser et d’avoir le groove en soi quand on est n’importe où, dans le fond », explique l’adepte de la boite à rythmes portative. « Nous ne sommes pas des performeurs mondiaux du beat box, avoue Dom Hamel, mais nous l’utilisons à des buts de plaisir, de groove et d’exploration. On pense que les jeunes peuvent être intéressés à savoir ce qu’on fait avec, plutôt que la façon de le faire. Car je pense qu’avec le beat box, il n’y a pas d’autre technique d’apprentissage que l’autodidaxie. C’est à toi de trouver toi-même tes rythmes et tes références rythmiques. »
