Les résidents de Yellowknife pourront contribuer au financement de l’art public.
Un programme de financement pour les arts publics pourrait être mis en place à Yellowknife sous la forme de plaques de dons disposées dans le parc de l’hôtel de ville. Le conseil municipal évalue cette approche après la présentation, le lundi 14 mai, du sculpteur et joaillier François Thibault qui soutient cette initiative depuis plusieurs années. Encore en négociations avec les autorités de la ville pour le paiement de sa sculpture Unis dans la célébration qui trône sur la péninsule de la Civic Plaza, l’artiste francophone essaye de porter le débat sur le financement de l’art public.
« C’est ça la bonne nouvelle!», impose-t-il en entrevue. Selon lui, l’argent récolté auprès des commerces ou des individus qui souhaitent laisser leur marque dans la capitale ténoise, sera une source de financement pour de nouveaux projets artistiques en ville et ultimement, un centre des arts. Ce serait l’organisme de bienfaisance, The Yellowknife Community Fondation, qui orchestrerait le projet de financement, et redistribuerait ainsi les intérêts réalisés sur le placement des dons récoltés.
Du point de vue des conseillers municipaux, tel que Shelagh Montgomery, cette option est une solution afin de subventionner l’art public de Yellowknife, mais serait mise en place d’abord pour finir la sculpture. « La première chose pour nous, parce qu’on a M. Thibault qui vient nous voir souvent, ce serait de terminer son projet avant de penser à ce qui peut venir dans les années à venir », avance l’élue municipale. Elle soutient que ce financement ne serait pas un projet de la ville, sauf que la ville pourrait installer les plaques sur la base de la sculpture à titre de contribution.
« Tous les conseillers ont aimé l’idée proposée par M. Thibault ce lundi », témoigne le conseiller Bob Brooks, qui appuie l’idée que la sculpture inachevée doit avoir priorité sur les fonds alloués par la ville à l’art urbain.
Car aussi remarquable soit Unis dans la célébration, cette œuvre n’est pas complète, martèle le sculpteur. Un fini coloré, permettant une illusion d’aurore boréale selon l’éclairage, doit absolument être appliqué pour compléter le plein potentiel de cette danse figée dans l’environnement nordique. Une finition qui se chiffre à 50 000 $ pour un projet qui s’élève au total à un peu plus de 260 000 $. Offrant une comparaison pour illustrer son point de vue, François Thibault déclare : « Si une personne veut acheter une automobile sans pneus… bonne chance! »
Concernant le manque à gagner pour le travail déjà effectué de ce projet qui devait s’autofinancer, le conseil municipal prévoit, selon Shelagh Montgomery, allouer une somme de 40 000 $ dans le prochain budget 2013-2014 qui sera préparé dès le mois de juin pour se finaliser en décembre.
L’organisme Yellowknife Community Fondation n’a pas pu être rejoint avant l’heure de tombée.
