Le Canadien traverse une période sombre ayant subi la défaite à cinq occasions au cours des sept derniers matchs. Même si ces deux gains sont survenus lors des trois derniers matchs, il n’y a pas lieu de croire que la vapeur est renversée.
En effet, les deux gains ont été remportés contre des équipes qui en arrachent et qui rateront probablement les séries : les Kings de Los Angeles et les Penguins de Pittsburgh. Le match contre Los Angles est éloquent quant aux problèmes du club montréalais. Los Angeles ne va nulle part, mais les joueurs travaillent très fort dans les limites de leur talent. N’eut été de deux buts in extremis de Higgins et Koivu avec seulement deux minutes à disputer dans le match, le Canadien aurait perdu cette rencontre.
Contre Pittsburgh, le Canadien a affronté une équipe dont la défensive est douteuse et ce sont justement des bourdes défensives (sur le premier et le deuxième but) qui ont permis au Canadien de l’emporter. Mais Pittsburgh ne va nulle part cette année. À l’exception de la pression exercée par leur fabuleux duo (Crosby et Malkin), Pittsburgh a très peu malmené la défensive de Montréal. En fait, ce match prouve une chose aux entraîneurs des équipes adverses. S’il n’y a pas de pression soutenue et pas d’échecs avant systématique sur les défenseurs du Canadien, autant leur accorder la victoire.
En effet, depuis le début de la saison (et je dirais même depuis le début des séries de l’an dernier), les clubs qui exercent un fort échec avant sur Montréal remportent la plupart du temps la victoire.
Expliquer cette faiblesse de Montréal, c’est mettre en lumière la faiblesse de la brigade défensive. Seul le défenseur Gorges s’est amélioré cette saison. À mon avis, blessure ou pas, Komisarek a un peu régressé cette saison, Hamrlik souffre de jouer constamment avec Brisebois ou O’Byrne et Bouillon ne joue vraiment pas bien. Le cas de Bouillon inquiète pas mal. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir perdu son compagnon de jeu de l’an dernier (Josh Gorges) ou le fait de jouer trop souvent avec le septième défenseur du club (Brisebois), mais Francis Bouillon est actuellement en train de s’assurer de ne plus jouer avec Montréal dès l’an prochain. Ma théorie personnelle non appuyée par des faits : Bouillon n’a jamais totalement récupéré de la blessure qui l’affligeait en début de saison. Soucieux de protéger sa carrière, il est peut-être revenu trop rapidement au jeu, mais ce calcul se retourne maintenant contre lui, car Gainey ne lui offrira pas de contrat cet été.
Voici deux points positifs des derniers matchs. La défaite contre Boston était honorable, car le Canadien n’a pas été déclassé et a disputé âprement la rencontre. De plus, lors des derniers matchs, O’Byrne semble avoir recommencé à progresser et dans son cas j’y vais avec la maxime que « mieux vaut tard que jamais ».
