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le Vendredi 13 février 2009 0:00 Divers

Attendu de pied ferme!

Attendu de pied ferme!
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Au moment où j’écris cet article, Barack Obama, quarante-quatrième président des États-Unis d’Amérique a entamé son voyage en train qui va le mener de Chicago à Washington. Partout, il est acclamé. Ce grand orateur réussit à galvaniser les foules. Mettons que ça change de Bush!

Partout sur la terre, ce président est attendu. Et disons-le, l’endroit où il est le plus attendu, c’est dans son propre pays. Les attentes face à son règne sont sans fin. Ici également, au Canada, on a bien des attentes. Et partout en Europe, à Cuba, en Amérique du Sud, dans plusieurs pays d’Afrique, dont particulièrement le Kenya, pays d’origine du père du prochain président. Et que dire de la bande de Gaza, de Guantanamo? Les attentes sont infinies face à cet homme qui va succéder à un des pires présidents qu’auront eu les États-Unis. Et dans quel état se trouve le monde, alors qu’il prendra les rênes du pouvoir. Le capitalisme sauvage est en train de faire s’écrouler des empires qu’on croyait inébranlables. Il n’a pas fini de travailler, le président. Espérons qu’il va réussir à bien s’entourer, non seulement de stratèges et de diplomates, mais également de sages qui soient capables de voir plus loin que le bout de leur nez et qui peuvent avoir un portrait d’ensemble de situations complexes et dans certains cas, quasi-inextricables. Qu’attend-on de lui? Tout. Des fois, quand on entend les gens s’exprimer sur Obama, on a l’impression d’entendre parler d’un nouveau sauveur du monde. On attend tout de lui. Rien de moins.

Tout comme moi, vous savez que cet homme-là en a du pain sur la planche. J’imagine que dans son périple en train, qui le mènera de Chicago à Washington, il en aura des choses à jongler. Par quoi va-t-il commencer? Il semble bien qu’il va d’abord s’attaquer à la crise économique mondiale qui a débuté dans son pays, et qui, par effet de dominos, est en train d’entraîner le monde dans sa chute. Pas rien, ça, de redonner confiance à des consommateurs qui ont été floués par les uns et les autres, qui ont vu fondre leurs économies, qui voient l’heure de leur retraite reculer de plus en plus, qui perdent leur maison, incapable de payer, faute de travail. Oui, il va sans doute tenter de mettre en oeuvre son plan de sauvetage de plusieurs milliards pour sortir les grands de l’automobile, victimes de leur arrogance face aux nouvelles technologies et à l’accès au pétrole. Et il tentera de remettre à flot les grandes banques qui sont menacées de crouler à leur tour. Et il tentera de créer des milliers d’emplois. Mais ensuite. que va-t-il faire pour redonner de la crédibilité à son pays, crédibilité qui a tellement été minée par le président sortant? Et sur le conflit israélo-palestinien? Est-ce qu’il va s’en mêler, le président? Mettons que jusqu’à maintenant, il a plutôt été; silencieux sur le sujet. Et on le comprend de faire bien attention avant de se prononcer sur ce conflit qui est loin d’être évident à trancher. Historiquement, les États-Unis sont les amis d’Israël. Mais devant l’horreur en train de se passer dans la bande de Gaza, difficile de justifier les tirs israéliens. Que se passera-t-il? Bien difficile de le prévoir. Il est même possible que les tirs arrêtent avant même l’investiture du nouveau président. Mais les horreurs provoquées par le conflit auront semé un bon terreau de haine qui ne fait que rajouter à des animosités qui durent et perdurent. Donc, pour en revenir au nouveau président, difficile de trancher. Les yeux du monde sont tournés vers lui à ce sujet.

Et qu’elle sera l’attitude d’Obama envers le Canada, ce grand pays situé au nord du sien et dont l’économie est si intimement liée au sien? Même si certaines craintes se sont exprimées face à sa remise en question du traité de libre-échange nord-américain (ALENA), il semble que maintenant, son attitude ait maintenant changée et qu’il ne remette plus en question ce traité. Mais encore une fois, l’avenir le dira. Le nouveau président est quasiment attendu comme un dieu et il reste un être tout à fait humain. La tâche qui le guette est incommensurable, et les attentes sont tellement élevées qu’il ne pourra certainement pas plaire à tout le monde. Mais l’espoir fait vivre, c’est bien connu, et c’est pourquoi nos attentes sont si grandes.

Nous souhaitons donc toute la chance du monde au nouveau président. Espérons que son charisme, son intelligence et sa bonne foi fassent en sorte qu’il devienne un président qui passe à l’histoire pour ses bonnes décisions. C’est ce que nous nous souhaitons, ce que nous souhaitons au monde et souhaitons aux États-Unis.