L’adaptation aux changements climatiques
Malgré le succès de la motion du Bloc Québecois à la Chambre des Communes sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, James Ford, professeur en géographie de l’université McGill demande aux Canada de ne pas oublier l’importance de l’adaptation face aux effets des changements climatiques.
Selon le professeur Ford, les recherches sur l’adaptation du Grand Nord canadien face aux changements climatiques sont très peu avancées. « Il y a une faible planification sur les impacts des changements climatiques dans les Territoires. En conséquence, les développements actuels se basent sur un climat stable et risque de ne pas résister à la réalité des changements climatiques, affirme le professeur. Ainsi, des infrastructures peuvent être bâties sur des terres vulnérables au inondations reliés à la hausse du niveau de la mer ou sur du pergélisol en dégel ».
Forum multimédia
Le grand Forum multimédias jeunesse, un évènement qui rassemble 30 participants francophones des trois territoires de 13 à 18 ans, aura lieu du 3 au 7 décembre à Yellowknife. Les jeunes participeront à des ateliers de podcast, animation 3D, stop motion, effets spéciaux, création de jeux vidéo, cinéma et design graphique. Le 4 décembre en soirée, les jeunes seront ainsi présents pour le lancement officiel du documentaire On a perdu le Nord (un projet de Jeunesse TNO, la Fédération franco-ténoise, Patrimoine canadien et Francofonds) tourné l’an dernier dans les trois territoires avec la participation des jeunes. Action Médias du Manitoba sera présent pour aider à une groupe spécial de jeunes de faire la couverture médiatique des activités de la fin de semaine. Le Forum se terminera avec un spectacle de clôture mettant en vedette deux artistes de Yellowknife, Dana Sipos et Mary Caroline ainsi que Samian du Québec.
Souveraineté arctique
Le député de Western Arctic, Dennis Bevington, a demandé des clarifications sur les actions qu’entend prendre le gouvernement canadien face à une menace à la souveraineté de l’Arctique dans la mer de Beaufort et du conflit frontalier entre le Canada et les États-Unis. C’est un conflit qui remonte aux années 1970, époque où les Américains ont décidé que la limite historique que représentait la ligne longitudinale entre l’Alaska et le Yukon n’était pas convenable et que ce qu’il fallait, c’était prendre une ligne perpendiculaire à la côte. Les États-Unis revendiquaient ainsi 21 000 kilomètres carrés d’eaux territoriales canadiennes en mer de Beaufort.
Selon le député, en août, les États-Unis ont imposé un moratoire sur la pêche commerciale dans les eaux de l’Alaska, y compris la partie de la mer de Beaufort revendiquée par le Canada. Le Canada a rétorqué par une note diplomatique mais entre-temps, on constate que les États-Unis planifient des installations de forage de pétrole et de gaz naturel dans la mer de Beaufort jusqu’à la frontière qu’il a fixée au Canada. En levant en 2008 un moratoire sur les forages dans la mer de Beaufort, les États-Unis se sont donné la liberté d’en faire dans leurs eaux et dans les eaux du Canada qu’ils revendiquent maintenant. Naturellement, ma question est de savoir comment le gouvernement va répondre à cette provocation.
M. Deepak Obhrai, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères,) a répété que le Canada est prêt à défendre sa frontière arctique contre les pays qui voudraient y porter atteinte.
