Au cœur de la forêt boréale de l’École Allain St-Cyr, un évènement unique prendra vie les 1er et 2 avril : le festival de poésie Mots dans la Taïga. Porté par la créativité des jeunes et l’énergie contagieuse de son organisateur, André Beaupré, ce rendez-vous artistique promet une immersion poétique hors du commun.
Dès les premiers instants de l’entrevue avec l’organisateur, une chose frappe : en parlant du festival, André Beaupré rayonne. Son enthousiasme est palpable et ses yeux s’illuminent lorsqu’il décrit les projets en cours. Pour lui, la poésie n’est pas qu’un art, « c’est la magie de la vie ».
Une forêt transformée en univers poétique
Le concept central du festival repose sur le sentier poétique, un parcours en pleine nature où les visiteurs découvrent des œuvres sous toutes leurs formes : textes, audio, vidéos, performances et créations visuelles. Cette année, l’expérience prend de l’ampleur avec deux sentiers distincts, dont un menant à un point de vue offrant un panorama à 360 degrés.
Parmi les installations les plus originales, les « abrimos », des petites « maisons à mots ». Conçues par les élèves, ces mini-constructions abriteront des poèmes parfois cachés, minuscules ou même enfouis sous la neige. Certaines seront suspendues aux arbres, d’autres intégrées dans le sol, invitant les visiteurs à explorer, observer et même s’agenouiller pour découvrir les créations.
André Beaupré, animateur à l’école Allain St-Cyr et organisateur de sentier poétique.
Une créativité sans limites
Avec déjà plus de 100 élèves impliqués, le festival mise sur une approche ludique et inclusive de la poésie. Ici, pas de règles strictes, les jeunes sont encouragés à jouer avec les mots, à inventer et à transformer. Des ateliers comme la « forge des mots » permettent même de déconstruire et recréer le langage. « La poésie, c’est l’art de s’amuser avec la langue, de la déformer, de jouer avec les mots, de changer les structures », insiste André Beaupré avant d’ajouter : « Tout est possible. » Et cela se reflète dans les œuvres : poèmes en spirale, textes suspendus entre deux arbres, créations minuscules à lire à la loupe… La poésie devient une expérience sensorielle et interactive.
Des nouveautés inspirées par la « magie boréale »
Le thème de cette édition, « Magie boréale », offrira une dimension féérique à l’évènement. Parmi les nouveautés marquantes, les « givretins », des bénévoles costumés en esprits de la Taïga, animeront le site et interagiront avec le public.
Autre activité originale, « Mot pour grand pin », durant laquelle les visiteurs seront invités à écrire des poèmes sur des morceaux de tissu, appelés « drapoèmes », qui seront ensuite accrochés autour d’un arbre ancestral du site. Une œuvre collective, colorée et vivante.
Le festival propose aussi une soirée slam et poésie, ouverte à tout le monde, ainsi qu’un appel à des formes artistiques variées, incluant la danse et le théâtre.
Un évènement rassembleur et inclusif
Ouvert à tous les âges, le festival accueille les œuvres dans plusieurs langues, reflétant la diversité culturelle du territoire. L’objectif est clair : rendre la poésie accessible, vivante et plaisante. Un recueil souvenir sera également créé, regroupant textes, images et créations du festival, afin de faire rayonner la créativité des participants.
Au-delà des installations et des activités, Mots dans la Taïga est une célébration de l’imaginaire. « On est des aurores boréales avec deux mains et deux jambes », résume André Beaupré avec poésie.
Dans cette forêt transformée en terrain de jeu artistique, chaque visiteur est invité à ralentir, observer… et surtout, laisser libre cours à sa propre créativité.
Certaines cabanes et maisons champignon, repères physiques et artistiques des Mots dans la Taïga.
