le Samedi 23 mai 2026
le Samedi 23 mai 2026 7:48 Francophonie

Francophonie : Batiste Foisy, nouveau trait d’union à la FFT

Après avoir travaillé dans plusieurs organismes franco-ténois, Batiste Foisy revient au sein du réseau dans un rôle axé sur la concertation et les affaires publiques.  — Photo Cristiano Pereira
Après avoir travaillé dans plusieurs organismes franco-ténois, Batiste Foisy revient au sein du réseau dans un rôle axé sur la concertation et les affaires publiques.
Photo Cristiano Pereira

Le francophone rejoint la Fédération franco-ténoise dans un rôle consacré à la concertation et aux affaires publiques. Il devra notamment appuyer les échanges entre organismes membres et contribuer au suivi des priorités communes.

Francophonie : Batiste Foisy, nouveau trait d’union à la FFT
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Un visage familier du milieu franco-ténois arrive à la Fédération franco-ténoise dans un rôle qui mêle concertation, relations gouvernementales et suivi des priorités communautaires. Batiste Foisy devra notamment contribuer à faire vivre les espaces de discussion entre les organismes membres et à porter leurs priorités auprès des décideurs.

Ce mandat s’inscrit dans un parcours déjà bien ancré dans le réseau. Arrivé à Yellowknife en 2004 pour travailler à L’Aquilon, il a depuis œuvré dans plusieurs organismes de la communauté, notamment à Radio Taïga, au CDÉTNO, à l’AFCY et, plus récemment, auprès des député.e.s Kate Reid et Julian Morse.

Un parcours dans le réseau

Pour lui, cette trajectoire constitue d’abord une connaissance fine du milieu. « Je connais bien ma communauté », résume-t-il. Au fil des années, il dit aussi avoir développé des aptitudes en recherche, en préparation de dossiers et en compréhension des systèmes publics ténois.

« Les fonctionnements des organismes de la communauté francophone » ne semblent plus avoir trop de secrets pour lui. « Forcément, c’est important. Mais au-delà de ça, je connais aussi le fonctionnement, les acteurs, de la société ici aux Territoires du Nord-Ouest. », explique-t-il. Cette expérience, ajoute-t-il, lui donne une certaine aisance pour contacter les bonnes personnes et chercher des solutions « ancrées dans cette communauté-là ».

Mon rôle, ce n’est pas de choisir quelles sont les positions de la communauté, c’est de s’assurer qu’elles sont entendues, ces positions-là, puis qu’on puisse les mettre de l’avant. 

— Batiste Foisy, coordonnateur des relations communautaires et des affaires publiques de la FFT

Faire vivre la concertation

Le mandat qu’il reprend n’est pas entièrement nouveau. Il précise lui-même que le poste existait déjà et qu’il « reprend le flambeau ». Selon sa compréhension du rôle, une partie importante du travail consistera à faire vivre les structures de concertation mises en place dans les dernières années par la FFT et ses membres.

Ces démarches répondent, selon lui, à un souhait exprimé par les organismes membres : avoir une vision « plus commune et plus organisée ». « Une partie de mon travail, en tout cas, sera de m’assurer que ces forums-là, dont la communauté s’est donnée, soient actifs et permettent d’avancer une vision commune », dit-il.

Il décrit son rôle comme celui d’un « facilitateur » dans les rencontres. L’autre volet, celui des affaires publiques, consiste à donner une portée plus concrète aux orientations issues de ces discussions. Il s’agit, explique-t-il, de faire en sorte que les idées et messages portés par les organismes puissent « faire leur bout de chemin », notamment auprès des décideurs publics.

Des pressions à venir

Batiste Foisy insiste toutefois sur une limite : il ne souhaite pas décider lui-même des priorités. Son rôle, dit-il, sera plutôt d’écouter les positions exprimées autour des tables et de contribuer à les faire entendre.

Certains dossiers devraient néanmoins s’imposer dans les discussions, selon lui. Il mentionne notamment la relance de la question d’un centre culturel communautaire, mais aussi les effets possibles des investissements fédéraux et militaires attendus dans le Nord. Une telle croissance pourrait, selon lui, augmenter le nombre de francophones à Yellowknife et accentuer les besoins en services, en logement et en éducation en français.

Il cite notamment la situation de l’École Allain St-Cyr, qu’il décrit comme étant déjà au-delà de sa capacité. Si de nouvelles familles francophones arrivent aux TNO, dit-il, le besoin de places en français deviendra « encore plus criant ». À Fort Smith aussi, où des parents réclament une école francophone, il estime que ces voix devront être entendues. « Mon rôle, ce n’est pas de choisir quelles sont les positions de la communauté, c’est de s’assurer qu’elles sont entendues, ces positions-là, puis qu’on puisse les mettre de l’avant », résume-t-il.