Un an et demi après avoir remporté le titre d’artiste masculin de l’année pour son disque Earth is Crying, Diga lance un troisième album plus rock que les précédents.
Forest Fire est probablement l’album le plus « facile » à écouter que le musicien de Behchoko ait produit. Alors que ses deux albums précédents mettaient de l’avant des orchestrations audacieuses et des sonorités aux accents progressifs, celui-là propose un rock plus direct, plus efficace aussi.
Mais le guitariste n’a pas abaissé la qualité pour autant. Les riffs incroyables de « Forty Below » ou ceux de la pièce titre sont là pour nous rappeler qu’on a affaire à Jesse James Gon, le virtuose de la taïga. Les notes égrenées à la vitesse du lièvre en fuite et décochées avec la précision de l’aigle à la pêche font mouche à chaque lancer.
Ces pièces franchement rock sont entrecoupées de chansons aux accents plus folk comme « Grandfather » ou « Herbal tea » dans lesquelles Diga se sert finalement de la guitare acoustique. « Il était temps », s’exclameront tous ceux qui ont eu le bonheur d’entendre Jesse reprendre une toune des Beatles autour d’un feu de camp.
Deux pièces instrumentales, « The Elders » et « The Crusade » mettent pour leur part les qualités de compositeurs de l’artiste. Ceux qui ont fait tourner en boucle Earth is Crying apprécieront particulièrement ces pièces.
Pour ce qui est des textes, on note une écriture plus joyeuse que dans le passé. Sur « Walk on Water », Diga donne même dans l’humour avec cette pièce où il s’en prend à cœur joie aux grenouilles de bénitiers. « Je peux marcher sur l’eau, scande-t-il de sa voix écorchée. Mais attends juste que l’hiver pogne ». Moi, à tout coup, ça me fait rire.
Le nouvel album de Diga Forest Fire sera officiellement lancé ce soir au bar Raven de Yellowknife. L’album est disponible en magasin.
