Pour son premier vrai spectacle hors Québec, Zéphyr Artillerie n’a pas choisi la plus proche destination. C’est rien de moins que le Folk on the Rocks qui a lieu en fin de semaine à Yellowknife qui attend le groupe de la Vieille capitale.
« Ça va être écoeurant! Nous avons rencontré des personnes qui sont déjà allées et on nous a dit que ça allait être malade, que ça va être le party », de s’exclamer Alexandre Lefrançois, le batteur du groupe, à propos de leur participation au plus important événement musical des TNO.
Pourtant, pas plus tard qu’en début d’année, le septuor n’avait aucune idée de l’existence du festival. C’est un concours de circonstance qui amène ce premier groupe francophone depuis Les Batinses en 2004 à livrer une performance au Folk on the Rocks.
C’est suite à une brève prestation dans un festival folk à Ottawa en octobre 2006 que le groupe a décidé de remplir des formulaires de participation accompagnés de démos à différents festivals de musique au Canada.
Quelques mois plus tard, la directrice du Folk on the Rocks Tracey Breitbach, impressionnée par l’énergie et l’enthousiasme du groupe, a décidé d’inviter Zéphyr Artillerie à Yellowknife. Le groupe a accepté l’offre à l’unanimité.
Une semaine avant la tenue de l’événement, ces musiciens dans la vingtaine se sont dits très excités par leur future visite au Folk on the Rocks qui sera, selon eux, une excellente occasion de rencontrer des gens et de se faire connaître. Ils ont également hâte de découvrir Yellowknife et les TNO.
« J’ai un ami qui a déjà habité Yellowknife où il a fait sa maîtrise sur la situation des métis. Il m’en a parlé pas mal, mais j’ai hâte de voir par moi-même », a indiqué Alexandre Lefrançois.
Ce dernier dit être au courant de la présence d’une importante minorité francophone aux TNO. Il a paru surpris et un brin honoré lorsque L’Aquilon lui a appris que ça fait quelques années qu’un groupe francophone n’a pas joué au festival.
« On a une approche de la musique et de la culture québécoise qui est bien personnelle », a poursuivi Lefrançois qui qualifie la musique de Zéphyr Artillerie de traditionnelle avec des touches de rock, de country et de polka.
Le groupe n’a qu’un démo de cinq pièces à son actif pour l’instant, mais une dizaine d’autres chansons ont été composées depuis. « Ça a un peu changé, notre affaire. Nous étions plus trad, mais nos nouvelles compositions sont plus rock et, paradoxalement, plus lente avec l’arrivée d’une guitare dans le groupe », a confié le batteur.
L’énergie et le folklore québécois sont palpables dans les compositions musicales de Zéphyr Artillerie qui réunissent banjo, banjo ténor, mandoline, guitare, basse, batterie, accordéon, flûtes et harmonica.
Comme en font foi les pièces et les descriptions que l’on retrouve sur le site Internet, Zéphyr Artillerie est loin de se prendre au sérieux. Ce groupe qui a vu le jour lors des festivités du Jour de l’an 2005 se qualifie d’ailleurs « de franc péteur dont l’air emprisonné se libère enfin des boyaux du Québec ».
Ayant plus d’une quarantaine de spectacles à leur actif depuis le début 2005, les musiciens sont fins prêts pour leur venue au Folk on the Rocks, où ils donneront deux prestations individuelles et deux autres en collaboration.
« Ils nous ont dit qu’on ferait des workshops organisés avec d’autres groupes. C’est un peu épeurant, mais ça devrait bien aller. On leur fait confiance [aux organisateurs]. On se dit qu’ils le font chaque année et que ça se déroule bien. Mais c’est quand même spécial », a observé Lefrançois.
Zéphyr Artillerie sera sur la scène principale le samedi soir à 21h et jouera aussi le dimanche à 17h40 au Beer Garden. Leurs performances improvisées avec des musiciens d’autres groupes seront données le dimanche après-midi sur les scènes secondaires. On peut en apprendre plus sur le groupe en visitant le site : www.myspace.com/zephyrartillerie.
