En 2008, avec l’aide d’une équipe professionnelle, vous serez un réalisateur de documentaire averti, si l’idée originale que vous présentez au concours Tremplin de l’Office national du film (ONF) sait plaire à son jury.
Pour cette deuxième édition du concours, l’ONF n’a imposé encore une fois aucune limite à la création. Le futur documentaire pourra traiter n’importe quel sujet, pour autant qu’il soit réalisé par une ou un francophone résident hors du Québec.
Comme l’explique Anne-Marie Rocher, productrice du studio documentaire Ontario et Ouest de l’ONF, le but du concours est de dénicher la relève capable de faire des films en français, de lui faire connaître le milieu et les défis de la production de films et de pouvoir travailler encore et encore avec ces cinéastes.
Pour participer, il vous faut envoyer un synopsis de deux à cinq pages avant le 9 janvier 2008. Pour gagner, il faut que votre projet soit sélectionné afin que vous le développiez lors d’un atelier de scénarisation de deux jours. À l’issue des dix semaines allouées à l’écriture du scénario, un jury sélectionnera le gagnant du documentaire de douze à quinze minutes qui sera produit par l’ONF. L’an passé, ce sont trois films qui ont vu le jour. Cette année, il n’y aura vraisemblablement qu’un seul documentaire produit dans chacune des deux régions, l’Ouest à partir de l’Ontario et les Maritimes.
« Ce qu’il faut, c’est une idée choc, révèle Anne-Marie Rocher. Il faut une bonne idée pour faire un bon film. Les candidats doivent aussi bien évaluer si leur sujet convient à un court métrage et non pas à un long. La réalité d’un documentaire est de travailler avec des gens, alors il faut prévoir si les personnages potentiels du film consentent à être devant la caméra ». En effet, les dix semaines de scénarisation ne sont souvent pas suffisantes pour changer une caméra d’épaule si jamais le personnage principal n’est pas disponible ou qu’il ne veut rien savoir du projet.
Le lauréat aura la chance réaliser son film durant l’été et l’automne de l’année. Il recevra les conseils d’une équipe professionnelle durant la préparation du tournage, il criera « Action » aux meilleurs directeurs photo et preneur de son de l’ONF pendant les trois jours de tournage, finalement il travaillera avec un monteur professionnel et un technicien du son pour la post-production de son film.
La productrice du studio de la région a déclaré que la dernière édition de ce concours n’avait récolté qu’une seule candidature provenant des trois territoires, et que cette année, l’ONF était bien intéressé à recevoir plus de projets venant du Nord. Alors Franco-Ténois, lâchez-vous! Contez-nous l’histoire de votre chat sauvage, du dépotoir yellowknifien ou de ces lueurs cosmiques inidentifiables que certains jurent voir à Déline… On est ouvert à vos propositions ! www.onf.ca/tremplin
