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le Vendredi 7 mars 2008 0:00 Culture

Francophonie aux Jeux d’hiver de l’Arctique: Un musée franco-ténois en trois volets

Francophonie aux Jeux d’hiver de l’Arctique: Un musée franco-ténois en trois volets
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En plus de présenter des spectacles et expositions, la francophonie aux Jeux d’hiver de l’Arctique se manifestera sous d’autres formes. La présentation d’un musée sur l’histoire des Franco-ténois ainsi que le Rassemblement jeunesse qui réunira des représentants des TNO, du Yukon et du Nunavut en sont quelques exemples.

Musée francophone

Dès l’ouverture des Jeux, le 9 mars, les personnes intéressées pourront se rendre au 2e étage du Centre du patrimoine septentrional Prince de Galles pour jeter un regard sur l’histoire de la francophonie aux TNO à partir de la traite des fourrures jusqu’à la période actuelle. Ce musée francophone, gratuit et accessible durant les heures habituelles d’ouverture du Centre patrimonial, présentera trois grands volets qui ont marqué l’histoire francophone. Une première section sera consacrée à l’époque du 18e siècle et l’arrivée des premiers francophones dans la vallée du Mackenzie venus s’établir pour le commerce des fourrures.

Mario Desforges, qui est en charge de mettre en place ce musée pour la durée des Jeux, explique que les gens pourront découvrir le personnage de Laurent Leroux et l’héritage qu’il a laissé. « Nous allons couvrir l’évolution du trappeur à travers de Laurent Leroux. C’est lui qui, en 1784, a découvert et exploré Fort Providence et Fort Resolution. Mis à part des Autochtones, c’est lui qui a découvert les Territoires du Nord-Ouest chez les Occidentaux », explique-t-il.

Puis, si on fait un bond dans le temps, l’exposition présentera une autre époque marquante de l’histoire des TNO, autant pour les francophones que les anglophones: l’exploitation des mines d’or. « La mine fait le lien entre les trappeurs et la période contemporaine qu’on vit présentement », poursuit Mario Desforges. Pour ce volet, il pourra compter sur la collaboration du Northern Heritage Mining Society qui a accepté de fournir artefacts, photos et pièces de collection. De plus, Fernand Denault, qui a travaillé dans le secteur des mines pendant une trentaine d’années sera sur place les 12 et 13 mars pour raconter un peu la vie d’un mineur et répondre aux questions du public.

Le dernier segment du musée aura trait à l’histoire plus récente des TNO et exposera les moments marquants de la francophonie dans les vingt dernières années. M. Desforges pourra compter sur la collaboration du journal L’Aquilon pour ce dernier volet. « Le journal, c’est le moyen de communication des francophones. Si on n’avait pas le journal francophone, on n’entendrait pas parler de ce qui se passe en français dans les communautés. C’est pour ça que la vision contemporaine, on la verra à travers les yeux du journal », a-t-il indiqué.

Tout au long des Jeux, des guides seront au musée pour donner plus d’informations, en français ou en anglais, aux visiteurs. Ce projet de musée est une initiative de l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY).

Rassemblement jeunesse

Une trentaine de jeunes des TNO, du Yukon et du Nunavut s’impliqueront à leur façon dans les Jeux d’hiver de l’Arctique en prenant part au grand Rassemblement jeunesse, organisé par le Comité Action Jeunesse.

« Ce sera comme un festival des cultures », souligne Francine Fontaine, coordonnatrice du comité. Les jeunes seront en effet invités à participer à différentes activités culturelles entre le 10 et le 14 mars. Lors d’ateliers au Bows & Arrows, ils pourront sculpter de la pierre à savon, concevoir des capteurs de rêves ou procéder au tannage de peaux sous les conseils d’artistes autochtones.

Plusieurs activités sont aussi prévues lors du bal de fermeture du Rassemblement jeunesse qui aura lieu le 13 mars au soir à la salle de la Légion canadienne. Pour l’occasion, des traditions autochtones comme le tambour et une démonstration de jeux de main seront présentées à la délégation de jeunes. Le tout se terminera avec un spectacle du groupe francophone de l’heure, Le Grète Poupetterie Chô.

Par ailleurs, les jeunes auront la chance de faire du traîneau à chien lors de leur séjour à Yellowknife. Le groupe se promènera également un peu partout dans la ville pour assister à des épreuves sportives, visiter le grand chapiteau des Jeux et ses kiosques ou faire un tour du côté du château de glace du Snowking. Les jeunes auront finalement la possibilité de faire une murale francophone en participant à un projet du Centre for Northern Families de Yellowknife.

Cabane à sucre

En plus de se charger du musée francophone, Mario Desforges sera aussi responsable de la cabane à sucre de l’AFCY qui aura pignon sur rue devant la maison Laurent Leroux, sur la 48e Rue, pendant une bonne partie des Jeux. Plusieurs élèves de l’école Allain St-Cyr participeront au bon fonctionnement de la cabane à sucre. Les citoyens de Yellowknife et les touristes de passage dans le secteur gens pourront déguster de la bonne tire d’érable pendant toute la journée du lundi, 10 mars, au vendredi, 14 mars.