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le Vendredi 13 juin 2008 0:00 Culture

Rapport du commissaire aux langues officielles: Tous d’accord

Rapport du commissaire aux langues officielles: Tous d’accord
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Avec seulement quelques jours pour étudier le rapport que le commissaire aux langues officielles a déposé devant le Parlement canadien le 29 mai dernier, les porte-parole de la francophonie territoriale canadienne approuvent le franc-parler de Graham Fraser.

Régis St-Pierre, le directeur général de l’Association franco-yukonnaise (AFY), Fernand Denault, président de la Fédération franco-ténoise, et Daniel Cuerrier, le directeur général de l’Association des francophones du Nunavut, ont récemment accordé leurs commentaires à L’Aquilon.

Pour M. St-Pierre, le rapport est positif pour les communautés francophones au Canada. Il prétend que Graham Fraser « a livré la marchandise » avec son deuxième exercice qui expose bien les enjeux de la francophonie. « C’est important que ces agences puissent faire leur travail et parler franchement face au gouvernement. Pour nous, dans le Nord, on a besoin d’un appui concret comme celui-ci pour évaluer le gouvernement et les difficultés à bénéficier de services en français », a-t-il commenté. Ce rapport offre un peu plus de poids aux revendications et dialogues des fédérations et associations francophones avec les instances gouvernementales, qui selon le directeur franco-yukonnais se font souvent critiquer pour leur parti pris. « C’est un organisme du gouvernement fédéral qui cite les faits. Rapport après rapport, je pense que cela devient un peu gênant pour les institutions visées. » Régis St-Pierre a poursuivi en soulignant le fait que les bons coups sont aussi cités dans ce rapport, et qu’il était « important de reconnaître les efforts et l’énergie mis aux bons endroits » au sein du gouvernement.

« C’est un travail fantastique », s’est exclamé Fernand Denault. Pour lui, c’est un rapport inspirant qui démontre bien que les gouvernements ont des obligations, mais que peu de mesures sont vraiment mises en place pour les respecter. Le président de la FFT a remarqué que comme son prédécesseur, le commissaire aux langues officielles déploie de grands efforts pour ouvrir les yeux des hauts fonctionnaires d’Ottawa sur nos différences au niveau des services des langues officielles.

Daniel Cuerrier estime que le document a mis l’emphase sur le manque d’engouement du gouvernement pour les langues officielles. Le peu de leadership mène selon lui au médiocre financement dont bénéficie l’application des lois sur les langues officielles. « Lorsqu’il y a une volonté politique, l’argent suit ! C’est automatique », a-t-il déclaré, remarquant la relation entre les sommes dirigées vers l’Afghanistan et l’initiative dont le gouvernement du Canada fait preuve dans cette quête.