le Samedi 11 avril 2026
le Vendredi 20 juin 2008 0:00 Culture

Fêtes estivales: L’AFCY élargit ses horizons

Fêtes estivales: L’AFCY élargit ses horizons
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L’Association franco-culturelle de Yellowknife (ACFY) profite de l’été pour rejoindre les francophones d’ici. La Journée nationale des Autochtones et la St-Jean Baptiste seront autant d’occasions de promouvoir le fait français aux TNO. La première participation de l’asso à la fête du Canada témoigne de sa volonté d’élargir sa clientèle.

L’asso n’y ira pas de main morte lors de la Journée nationale des Autochtones, ce samedi 21 juin. Elle sera visible dans de nombreuses activités : kiosque d’information, vente de sirop d’érable, clowns, maquillages et même une présence de Radio Taïga qui tâtera le pouls de cette journée du bout de ses microphones. Selon Danielle Babin, animatrice culturelle de l’AFCY, l’asso est en train d’élargir sa clientèle, d’inclure d’autres cultures, en rupture avec une tradition qui centrait tout autour des Québécois.

Ce qui ne l’empêchera pas du tout de célébrer à fond la Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin en soirée. Les festivités se dérouleront à partir de 18 h au parc Fred Henne, près de l’aéroport. Au menu : des sports, un barbecue familial, un concours de pêche au bord du quai et une chasse aux trésors meubleront la soirée qui prendra fin autour de 22 h. Pour la première fois cette année, l’asso culturelle prendra part au défilé 1er juillet et a même inscrit un char allégorique au programme. À noter que la fête du Canada cette année se fait dans le thème du 400e de la ville de Québec et que cette célébration sera suivie le même jour par le passage de Francoforce, le plus gros spectacle francophone de l’histoire des TNO.

Une recrue au menu

Alors que l’asso tente d’approcher une clientèle qui lui est étrangère, cela fait maintenant bien des années que c’est précisément le pain quotidien de Danielle Babin, la nouvelle animatrice culturelle. Arrivée en avril, elle connaît les milieux communautaires comme le fond de sa poche, elle qui se destine à la maîtrise en gestion des coops et collectivités, dispensée à l’Université de Sherbrooke.

Depuis qu’elle a 17 ans, Mme Babin a la bougeotte. « Je crée des projets », explique-t-elle avec simplicité. Elle affirme avoir visité 22 pays différents au cours des sept dernières années et à chaque passage, elle tente d’amener quelque chose aux communautés. Le projet qui lui tient le plus à cœur est sans conteste l’orphelinat qu’elle a fondé lors de son séjour au Burkina Faso, dans la partie nord-ouest de l’Afrique. Aujourd’hui, 55 enfants résident à L’Amie de tous.

L’animatrice a eu un coup de foudre avec la coopération internationale dès son premier périple en Haïti, dans le cadre d’une mission chrétienne. Quitter l’Occident lui donne une chance de remettre en question ses valeurs personnelles, d’arrêter de prendre des choses comme acquises. Un réfrigérateur plein, savoir lire et écrire, avoir accès à de l’eau potable sont des éléments naturels de notre vie qui font défaut aux pays sous-développés.

C’est pourquoi elle caresse le rêve d’un jour être embauchée pour gérer des projets d’aide internationale du gouvernement. « Il y a beaucoup plus de financement et souvent un réseau de contacts existe déjà. Je suis capable de construire à partir de rien, mais c’est plus facile de faire des choses comme ça », reconnaît Mme Babin.