Si l’idée d’organiser un méchoui est venue avec l’envie de faire quelque chose de différent et d’estival, l’objectif a été atteint pour l’Association des francophones de Fort Smith qui a offert à près de 200 résidents, le premier porc grillé communautaire au parc Conibear.
Selon les organisatrices, Helen Lefebvre et France Dupéré, respectivement trésorière et agente de développement de l’AFFS, cet événement a été une totale réussite. « Il y avait des gens de toutes les communautés, et nous avons nourri tout le monde avec notre cochon, il y avait des salades, des patates et des épis de maïs pour accompagner la viande », a raconté France Dupéré.
« Nous nous sommes embarqués dans cette aventure sans trop d’expérience, a poursuivi Helen Lefebvre. Moi, j’avais des souvenirs des méchouis que ma famille organisait au Québec, mais c’est la première fois que je fais ça sans eux. Je leur ai quand même demandé des conseils sur la cuisson et finalement tout c’est bien passé ».
Le cochon a commencé ses tours de broche dès 7 h du matin, pour être servi au public vers les 17 heures. Les organisatrices avouent avoir essuyé quelques problèmes au début de la cuisson avec la ficelle qui tenait la bête. Finalement, avec l’aide de Jean Souci, un résident de Fort Smith qui passait par là, la cuisson à la broche s’est parfaitement déroulée. L’Association a pu compter sur d’autres bonnes âmes pour parfaire l’activité. C’est un boucher à la retraite, John Schleier, qui s’est proposé de découper la viande, alors qu’il fallait servir les convives. Les assiettes au prix de cinq dollars ont régalé la foule et ceux qui en redemandaient n’ont payé que deux dollars pour leur seconde assiette. « Nous n’avons pas voulu faire de bénéfice, il n’y avait aucune levée de fonds de planifiée pour cette activité. C’était tout simplement pour le plaisir d’être ensemble et de proposer quelque chose de différent pour la communauté », a expliqué France Dupéré.
En plus du repas, l’assistance a pu se divertir grâce à un numéro humoristique en français qui voulait expliquer l’expression québécoise « Se tirer une bûche ». Avec l’aide de Dominic le pélican, la mascotte francophone de Fort Smith, qui attirait les passants à se joindre à l’activité ; un bûcheron, une française et une aubergiste se sont donné la réplique pour souligner le sens rassembleur de l’expression. « Nous avons voulu expliquer aux gens de la communauté, l’ouverture et le partage qui rempli nos propos lorsque nous invitons quelqu’un à s’assoir à notre table », a défini l’agente de développement en concluant que l’an prochain, il faudra sûrement deux cochons et beaucoup plus de salade pour inviter tout le village de Fort Smith qui a maintenant pris le goût de la viande braisée.
