L’équipe nationale de la Francoforce est composée d’un peu plus d’une douzaine d’artistes, mais selon les six musiciens associés à la version réduite du spectacle, ils sont les plus chanceux du groupe d’avoir visité le temps de deux concerts, les capitales les plus nordiques du Canada.
Pour chacun d’eux, c’était la première fois qu’ils parcouraient les TNO et le Nunavut, et leur première réaction après que « le soleil ne se couche pas » a été de définir leur surprise quant à la présence francophone en ville. « Vraiment, je n’en revenais pas de me faire servir en français au restaurant à Yellowknife. On a tendance à oublier que cela existe dans les régions anglophones », a commenté Mélanie Leblanc du Nouveau-Brunswick. Cette chanteuse à la voix claire avoue avoir une meilleure idée de la francophonie canadienne grâce à cette tournée nationale.
Stef Paquette a affirmé que pour lui, la chose la plus importante de son aventure avec la Francoforce c’est qu’elle consolide le constat qu’il fait depuis le début de sa carrière. « C’est juste de la musique, lance-t-il. Dans tous les lieux où nous nous sommes arrêtés, la communauté anglophone nous a appuyés aussi et dans la foule tout le monde profitait de la musique. Peu importe la langue… La musique attire les gens. »
Pour Antoine Gratton, le directeur musical de ce parcours estival, l’idée de venir en petit comité dans ces deux territoires ajoute au plaisir de rencontrer le public sans tout le froufrou technologique qui entoure habituellement le dôme. « Nous sommes là pour les gens de la place. Nous devons réarranger les pièces pour accommoder les six personnes sur scène. Pour moi c’est comme une version Unpluged, ça donne des idées et des envies de repartir de zéro avec nos chansons. » Le récipiendaire d’un Juno pour le Meilleur album francophone en 2007, a défini que ce côté intime permet aux spectateurs de se plonger plus intensément dans l’univers solo des six musiciens présents sur scène.
La Franco-Manitobaine, Geneviève Toupin a quant à elle, trouvé merveilleux l’aspect un peu plus familial de la version sans dôme. « Chaque artiste est unique et différent des autres. Lorsque l’on joue tous ensemble, cela crée une bonne atmosphère en spectacle. Cette formule est plus mon genre. C’est un esprit de festival que j’affectionne beaucoup », a déclaré celle qui avait hâte de rencontrer le public ténois.
