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le Vendredi 15 août 2008 0:00 Culture

Camp d’été de Hay River: Un voyage dans 7 pays du monde

Camp d’été de Hay River: Un voyage dans 7 pays du monde
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Cette semaine prendra fin le camp d’été francophone de Hay River. Mélanie Thébeau et Marjolaine Gauthier ont atteint leurs objectifs d’animation interculturelle.

Le point fort de leur programmation était basé sur le voyage. Les destinations choisies couvraient le Mexique, le Brésil, le Canada, l’Afrique du Sud, l’Égypte, l’Inde, la Chine. Pour initier les enfants aux différentes cultures, les éducatrices ont relié des activités créatives par thème autour de chaque pays. C’est ainsi que les jeunes ont fait des bricolages, des décorations, des lectures et visionné des films en lien avec les pays. Selon Marjolaine, les jeunes ont trouvé ce programme à leur goût.

« Beaucoup d’enfants n’ont jamais quitté le Nord ou bien les environs du Nord », raconte Marjolaine. « Pour eux, c’était une belle occasion de s’intéresser à d’autres cultures. Les enfants se sont montrés globalement très curieux et perceptifs, surtout pendant les films. Nous, on expliquait le film au début et pendant la projection, ils posaient des questions et étaient vraiment intéressés. »

Durant les sept semaines de ce camp d’été, les animatrices ont accueilli 24 enfants, de 4 à 11 ans. « C’est un peu moins que des étés précédents », souligne Mélanie. « On pensait avoir plus de monde, car dans les années passées il y a eu jusqu’à 28 enfants ». La plus forte fréquentation du camp s’est faite durant la troisième semaine de juillet. Outre les loisirs créatifs, les enfants ont pu pratiquer différents sports, aller à la plage du Grand lac des Esclaves, faire des visites de sites chez les pompiers ou la police par exemple. « Pour réaliser ces visites, explique Mélanie, on a pu trouver des ressources francophones dans les établissements, comme, par exemple, une policière francophone au poste de police. » Quant aux enfants, globalement ils se montrent très satisfaits, même si, comme le dit Logan, « ça aurait été plus facile en anglais des fois. »

Vivre, agir, s’amuser, réfléchir, communiquer en français fut un beau défi pour ces enfants dont trois ne parlaient pas du tout un mot de français. « À la fin de leur séjour de cinq semaines avec nous, ces petites filles savaient se débrouiller pour l’essentiel comme manger, boire, aller aux toilettes, demander quelque chose, commente Marjolaine. Le fait que les enfants se connaissent pour la plupart fait aussi qu’ils s’entraident les uns avec les autres. »

Les animatrices sont également satisfaites d’avoir pu proposer des loisirs créatifs tout en respectant un budget qui peut paraître modeste pour sept semaines, soit 500 dollars, mais qui leur paraît amplement suffisant. « Ici, il y a déjà du matériel qui reste année après année, commente Mélanie. On n’avait pas besoin de faire de gros achats et on a beaucoup fonctionné avec du recyclé. »

La seule difficulté que les animatrices ont rencontrée consistait à harmoniser des activités sportives selon les âges. « Le plus difficile, ce fut de trouver une activité qui plaise à tous les âges, dit Marjolaine. Quelquefois, on a séparé les enfants en groupes d’activités sportives, parce que ce qui peut plaire à un enfant de 4 ans ne convient pas forcément à un jeune de 11 ans. »

C’est d’ailleurs la recommandation la plus importante notée dans le rapport des animatrices : faire un camp d’été qui tournerait autour d’un tronc commun de loisirs créatifs (activités manuelles, jeux libres, bibliothèque, plage entre autres) et puis des activités sportives ciblées pour deux groupes d’âge, c’est-à-dire les 4-7 ans et les 8-11 ans. « Ça fait plus que deux ans que cette recommandation est proposée, ajoute Marjolaine. À deux éducatrices, on peut s’occuper de deux groupes différents. »

En cette dernière semaine de camp d’été, les animatrices sont satisfaites du bilan général. Bientôt elles se sépareront. Marjolaine souhaite trouver un emploi en communication et médias dans le Nord, Mélanie rentrera à Moncton pour continuer ses études en éducation.