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le Vendredi 3 octobre 2008 0:00 Culture

AFCHR: Tendre la main aux communautés

AFCHR: Tendre la main aux communautés
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« L’année 2007-2008 a été difficile », selon le résumé qu’en a fait Catherine Boulanger, agente de développement de l’association. Difficile par manque de ressources humaines, par manque de temps pour gérer les aspects administratifs des projets et leur application sur le terrain.

Pourtant, un bilan rapide a mis en valeur le travail effectué : un camp d’été bien reconnu et mieux géré au niveau des paiements de la part des parents, à qui on demande de régler les frais en début de chaque semaine d’activité; un renouvellement actif des cartes d’adhésion; une visibilité accrue de la francophonie en dehors de Hay River grâce à la participation aux foires commerciales; une fresque murale bien avancée; un projet d’enseigne à l’aéroport afin de signaler la présence francophone, une discussion est en cours pour voir comment les différents organismes pourraient cofinancer cet espace publicitaire; une première étude pour implanter une garderie à Hay River. Quelques activités sont remises en question. Est-ce que le programme Terres Arctiques est toujours actif? Selon Sophie Call, écran et modem sont prêts à l’emploi, mais ce programme n’est pas utilisé. Est-ce que le Festival des Arbres va être abandonné? Jessica King se propose pour y participer en fin d’année. Est-ce que le signal en français de Radio-Canada est enfin réparé? Christian Girard affirme que l’image fonctionne, mais pas le son. Il se porte volontaire pour résoudre cette question. Est-ce qu’il est judicieux de maintenir la tradition du souper de Noël? Quelques membres préféreraient que ce souper soit reporté après le temps des fêtes. Certains proposent février pour la St Valentin ou la Chandeleur, rien n’est décidé pour l’instant. Est-ce qu’il est pertinent de garder le spectacle La Joie de Vivre programmé pour novembre? Là encore, Sophie Call rappelle que janvier et février sont les mois les plus tranquilles et donc les plus propices à accueillir une animation.

Catherine Boulanger en est arrivée au point 9 de l’ordre du jour concernant l’orientation et le choix des projets pour 2008-2009. Elle a posé bien fort la question clé, « qu’est-ce qu’on veut faire? », ajoutant que l’association a besoin d’une vision à long terme. Ce que Jessica King appuie avec conviction. « On va voir la lumière au bout du tunnel », affirme-t-elle en souriant. Christian Girard rappelle que « La porte aux adolescents » est le projet prioritaire. « Il faut faire des rénovations au local, dit-il. Le propriétaire est d’accord, mais il veut avoir des plans. » Le projet d’une garderie francophone à Hay River doit être mené à son terme. « Selon un premier rapport reçu en fin d’été, il y aurait environ 20 ayants droit ici, dit Catherine Boulanger. Mais il faudrait savoir si oui ou non c’est suffisant pour faire une garderie, et comment la financer? Il y aurait besoin d’une personne pour développer ce projet. L’étude n’est pas complète, il nous manque toute la partie concernant les ressources financières. Il faudrait que le CDETNO ou la FFT nous aide à trouver des moyens de financement. »

L’agente de développement propose aussi d’accentuer la visibilité de la francophonie ténoise par une participation à l’événement Meet the North, qui se tiendra à Edmonton en mai 2009. « Je crois qu’il est important de montrer aux gens de l’extérieur que nous avons des ressources et des organismes intéressants pour des familles qui voudraient venir travailler dans le Nord », dit-elle.

Toujours au sujet de la francophonie, Mme Boulanger explique qu’elle a rencontré tout à fait par hasard trois francophones de Fort Simpson. « Il semblerait qu’il y ait quelques familles à Fort Simpson qui voudraient faire des choses en français, qu’est-ce qu’on pourrait faire avec eux? demande-t-elle. J’en ai parlé à la FFT qui m’a répondu que c’est à l’AFCHR de les accueillir. On m’a dit qu’il y aurait environ 10 francophones. » Sophie Call propose de leur prêter du matériel éducatif et de loisir, éventuellement de les inviter. Enfin, l’agente de développement demande de l’aide pour travailler dans de meilleures conditions. Cela fait trois ans que Mme Boulanger est en poste et elle ne peut plus tout gérer toute seule. « Si on peut créer un poste à temps plein et faire venir quelqu’un, explique-t-elle, on pourrait imaginer que l’association et l’école se partageraient ce temps plein. Ça serait stimulant pour moi de partager des tâches avec un autre temps partiel et, pour l’école, la personne pourrait donner des cours de français par exemple. » Une proposition largement appuyée par l’audience.

Le bilan financier est sain. Les membres de l’ancien conseil d’administration ont publiquement félicité Mme Boulanger pour la rigueur de sa gestion et l’utilisation des fonds. Un surplus a pu être engagé dans le projet des adolescents de peindre une fresque murale. De la même façon, l’association a pu payer les frais de transport d’une des deux animatrices du camp d’été. Enfin, l’organisme dispose d’un fonds qui pourrait être utilisé pour recruter une personne à temps partiel à l’AFCHR.

Le conseil d’administration est remodelé. Christian Girard est réélu président, Jessica King est vice-présidente, Sophie Call est administratrice. Le CA accueille trois nouveaux administrateurs. Michel St Amour, habitant d’Enterprise, dont un enfant est scolarisé à l’École Boréale. Chantay Boulanger-Rowe devient responsable du nouveau poste Jeunesse afin de mettre en place des projets pour les adolescents. Céline Geofffroy, nouvelle administratrice, travaille avec la petite enfance à l’École Boréale. Enfin, pour participer aux tables de délibération de Patrimoine Canada, l’AFCHR a désigné Michael St John.