Marie Coderre, agente de développement de l’Association des francophones du Delta du Mackenzie se réjouit de la bonne humeur qui anime la communauté francophone et francophile de la ville au cœur de l’hiver arctique. « En janvier, notre fête des Rois a réuni une cinquantaine de personnes, s’exclame-t-elle. On avait organisé des jeux, comme le tirage du roi et de la reine, ou bien la traduction d’expressions québécoises. On avait aussi un très beau buffet. »
L’association est résolument tournée vers des activités ludiques, notamment avec des soirées cinéma très prisées par un public qui n’a pas un accès facile à des films en français. « Notre prochaine projection sera Bienvenue chez les Ch’tis », un film reconnu et applaudi par la critique pour son sens de l’humour et de l’amour qui apportera un rire chaleureux auprès de la communauté d’Inuvik.
En février, elle accueillera aussi un conteur et danseur originaire du Congo, en Afrique. Puis, en fin de mois, commenceront les ateliers de francisation pour les parents des élèves en immersion de français. « On a eu la chance de trouver un professeur qui vient de Terre-Neuve », souligne Mme Coderre.
L’appel à des artistes locaux fait partie des options choisies par l’association pour apporter un souffle culturel francophone ténois. C’est ainsi que le 6 mars il y aura une soirée vins et fromages pour souligner une exposition d’œuvres en arts textiles et en arts visuels de Marie-Christine Aubrey, de Fort Smith, et d’Alexandre Beaudin de Yellowknife. Et, avant la cabane à sucre qui devrait avoir lieu fin mars ou début avril, l’association proposera un souper gastronomique avec un chef de la ville. « Il s’agit d’un cuisinier qui travaille au restaurant de l’aéroport, mais c’est un véritable artiste », s’exclame Mme Coderre. Seul bémol dans ce tourbillon de réjouissances avec le projet de la garderie qui disparaît. « Les parents qui auraient pu s’impliquer ont des enfants en âge d’aller en garderie maintenant, mais qui rentreront en maternelle à la prochaine rentrée, alors le projet tombe à l’eau. » Marie Coderre travaille à temps plein dans le programme d’immersion de français de l’école primaire et à temps partiel pour l’association.
