Le faire pour soi, pour son propre plaisir et pour personne d’autre. C’est ce que Brrrlesque signifie pour Mikaela Robertson, une participante de l’édition 2017.
Combinaison de musique, de danse, de théâtre et d’effeuillage, Brrrlesque, un cabaret chic et sexy, surprend chaque année en recevant sur scène des femmes de tous âges, tailles et talents, leur offrant l’opportunité de se dépasser.
Pour la première fois, Mikaela Robertson participe à la scène chatoyante de Brrrlesque, alors qu’une amie l’invite à participer à un numéro d’AcroYoga. Les répétitions s’étendent sur une période de quatre mois et sont intensives.
« J’ai appris beaucoup plus que ce à quoi je m’attendais. Tout le monde qui fait partie de Brrrlesque a ses raisons d’y participer, mais la plupart le font d’abord pour elles-mêmes. Personnellement, ça m’a aidé à gagner de la confiance, à surpasser toutes sortes de peurs; d’être exposée, d’être jugée », confie Mme Robertson.
« Pour moi, ça veut dire se réapproprier son corps. Tu ne le fais pas pour le plaisir de quelqu’un d’autre, pour un homme. Tu fais ce que tu veux. Tout le monde fait son propre numéro, dans lequel la personne se sent bien », ajoute-t-elle.
Le message de Brrrlesque, à ton avis? « De prendre possession de notre corps et sortir de cette culture patriarcale. De dire aux femmes que c’est OK de se sentir bien, d’aimer son corps et qu’il ne faut pas en être honteuse. Tu n’as pas à le cacher. On se fait enseigner de se cacher et d’agir d’une certaine façon, d’être modeste. Soyons fières de nous-mêmes et confortables dans notre corps. Si ça veut dire d’aller sur la scène et d’enlever ses vêtements, on devrait pouvoir le faire! ».
L’esprit de solidarité qui s’installe dans le groupe fait partie de ce sentiment de confiance. Les femmes sont solidaires, elles grandissent ensemble, en se soutenant l’une l’autre. Des femmes de toutes les formes, toutes les tailles. Un espace où tout le monde peut se sentir bien dans sa peau et partager son énergie positive. « Ça déteint sur toi », dit Mikaela avec un ton rieur.
« Au début, j’étais anxieuse en quelque sorte, c’est comme si j’étais presque dans le placard à propos de [Brrrlesque]. Je n’en parlais pas. J’étais nerveuse et gênée de ce que les gens pourraient penser. Mais en pratiquant chaque semaine, devant les femmes qui sont dans le spectacle, en regardant leurs numéros se développer, se perfectionner[… ] Tout le monde devenait de plus en plus confiant. » Au jour J, elle était prête à monter sur scène et elle a développé une certaine audace.
Elle mentionne aussi l’influence du spectacle : « Tout le monde rayonne sur la scène et transmet cette confiance au public. Tu entends les personnes après le spectacle te dire "hey, peut-être que je le ferai l’année prochaine". Je pense que c’est empowering pour les gens d’y assister. »
Mme Robertson croit que de participer au spectacle lui a donné de la force, pour faire face au jugement des autres. « Ça ne devrait pas t’arrêter d’être ce que tu veux être. Secrètement, plus de personnes qu’on pense veulent faire partie de Brrrlesque. »
