le Dimanche 3 mai 2026
le Jeudi 26 avril 2018 12:39 Divers

Sur la glace Séries Célestinatoires

Sur la glace Séries Célestinatoires
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Tout au long de ma vie, dans tous les sports que j’ai suivis, j’ai eu beaucoup d’admiration pour plusieurs équipes et pour une variété de joueurs. Dans le cas du hockey, les Canadiens de Montréal ont toujours été ceux qui ont fait vibrer les cordes les plus sensibles de mon cœur sportif. Tous ceux qui partagent cette sensation savent que les émotions qui s’y rattachent ont causé le tumulte à l’intérieur de nous chaque printemps.
La relation d’amour et de haine est dure à gérer, mais il n’y en a pas de plus belle. Quand on y pense, lorsqu’on aime, on accepte du même coup une panoplie de sentiments moins agréables, surtout lorsque vient le temps des séries éliminatoires.

J’ai donc continué d’aimer mes petits Canadiens alors que ces derniers visitent la verdure des terrains de golf, mais à distance. En attendant, tout en restant fidèle à mon amour, je me jouis de pouvoir observer les feuilles d’érable de l’Ontario. Blasphème, adultère, me direz-vous, mais pardonnez mes intérêts sportifs libertins, nos rivaux de longue date ont eu leur période morte, si longue que la haine n’est devenue que souvenir de jadis, me permettant ainsi d’apprécier le talent des jeunes joueurs de la troupe bleue.

D’autant plus qu’ils affrontaient les Bruins de Boston, pour qui mon antipathie est toujours fraiche, c’est un peu comme choisir de s’allier à un certain ennemi pour en vaincre un autre.

Ayant été dans le domaine de l’éducation pendant plusieurs années, il est normal que j’aie du plaisir à voir un groupe de jeunes athlètes donner une leçon aux équipes pleines de vétérans. Mike Babcock a changé l’organisation des Maple Leafs. Avec l’aide de Shanahan, ils ont rebâti une équipe qui semble miser sur le dynamisme des jeunes. Bien entendu, il y a Austin Matthews et Michael Nylander, qui ont tous deux attiré une grande majorité des regards depuis deux ans. Mais dans l’ombre de leur grandeur, on retrouve Mitch Marner, qui a encore le visage d’un adolescent. Un pur créateur de jeu, avec le talent pour marquer lorsque l’occasion se présente. Avec un total de 69 points en 82 matchs de saison régulière, il mène l’équipe au niveau des points.

Mais la statistique qui nous fait réaliser le rôle énorme qu’il joue pour l’équipe, c’est du fait qu’il termine au premier rang des assistances de l’équipe depuis deux ans, avec 47 passes cette année, 42 l’année dernière. Alors que tous s’excitaient sur les buts magnifiques de Matthews, qui sont tout à fait dignes de mention, Marner était souvent celui qui en était le chef d’orchestre, mais nous nous sommes tous laissé charmer par le joli clarinettiste.

Je suis aussi amateur d’une équipe qui crée des surprises et surtout du travail acharné d’athlètes en qui on ne croyait plus. Les Golden Knights de Las Vegas pourront-ils nous surprendre contre les Sharks? Répèteront-ils l’exploit de l’Avalanche du Colorado en 1996? Dans le reste de la ligue, pour la deuxième ronde des séries, Pekka Rinne s’approche de son déclin; le désir de mettre ses lèvres sur la coupe lui donnera-t-il des airs de jeunesse? Le même désir, chez d’Alexandre Ovechkin, donnera-t-il à ce dernier le pouvoir de vaincre les mautadits pingouins?
Bref, je termine en m’excusant à nouveau, amateurs de hockey, car je réalise que je me suis encore laissé emporter par les histoires de flanelle au détriment des statistiques.

Bonne semaine à tous!

 

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