Arriver à Mannheim en 1777 est l’une des belles expériences de Wolfgang Amadeus Mozart lors de son deuxième grand voyage en Europe, accompagné de sa mère Maria Anna. Là, il rencontre l’orchestre de Mannheim qui, à ce moment, est la plus importante formation d’Europe (en nombre de musiciens, en variété d’instruments à cordes, à percussions et spécialement, d’instruments à vent). À lui seul, le nom « école de Mannheim » marque la qualité de ses compositeurs reconnue dans le milieu musical. L’école, à cette période, est dirigée par Carl Stamitz. La force interprétative de l’orchestre est reconnue par des crescendos qui se superposent progressivement pour produire des climax d’intensité sonore lorsque les musiciens arrêtent de jouer pendant plusieurs mesures de silence. Wolfgang est bien reçu à leurs répétitions et leurs présentations, ce qui va accroitre ses capacités de compositeur.
Dans ce contexte, il rencontre Franz Weber et Cecilia Stam, qui ont quatre filles : Josépha, Aloise, Constance et Sophie. Avec cette famille, il établit des relations positives qui perdureront au cours de sa vie. Aloise devient son élève de chant, et Wolfgang compose pour elle plusieurs arias dont la complexité est renforcée par ses capacités de cantatrice. Il devient amoureux d’elle, mais en 1780, elle se marie avec Joseph Lange, qui a peint un des fameux portraits de Wolfgang. Josépha est aussi cantatrice et elle interprète la reine de la nuit dans l’opéra La Flute enchantée. Constance devient l’épouse de Wolfgang et ils auront six enfants, tandis Sophie va écrire la biographie des dernières années de vie de celui-ci.
En mars 1778, Wolfgang et sa mère partent vers Paris en suivant les instructions de son père Léopold. En juillet, sa mère tombe malade et décède. Cet évènement le marque et a un impact sur ses performances. Il reste à Paris pour quelques mois, logé par Melchior Grimm, jusqu’au mois de septembre. Il retourne vers Salzburg en s’arrêtant à Mannheim et à Munich. Dans ces villes, il présente quelques concerts et retrouve Aloise, qui est devenue une des plus importantes cantatrices de Munich. Toujours amoureuse de Joseph Lange, leur relation devient amicale. Il rentre à Salzbourg en janvier 1779 et reprend sa fonction de maitre de concert pour l’archevêque Colleredo.
