le Vendredi 3 avril 2026
le Jeudi 1 janvier 2026 8:05 Ténoises et ténois

Qu’espérez-vous pour l’année 2026 ?

Jakeon, un des résidents des TNO à nous avoir répondu, espère notamment plus de moyens de transport offert à Yellowknife — Photo Élodie Roy
Jakeon, un des résidents des TNO à nous avoir répondu, espère notamment plus de moyens de transport offert à Yellowknife
Photo Élodie Roy

Interrogés sur leurs attentes pour l’année à venir, les passant.e.s de Yellowknife partagent des espoirs personnels, mais également, de profondes préoccupations collectives. Ensemble, leurs voix dressent le portrait d’une communauté marquée par l’espoir et l’incertitude.

Qu’espérez-vous pour l’année 2026 ?
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Béatrice aimerait plus que tout diminuer l’itinérance et la crise du logement.

Photo Élodie Roy

« Mon plan, c’est que tout le monde passe une bonne année en 2026. » Pour Nora, habitante de la capitale des TNO, l’avenir se pense avant tout au pluriel, évoquant particulièrement « les personnes en situation d’itinérance et celles qui sont malades ». Son message d’espoir et de compassion résonne chez plusieurs personnes.

Des vœux pour soi

Naaman, résident permanent, voit 2026 comme une étape charnière : « J’espère devenir citoyen canadien, enfin », confie-t-il alors qu’il attend ce moment depuis plusieurs années. Cet objectif représente bien plus qu’un statut administratif, mais un sentiment d’appartenance durable.

Pour d’autres, le bienêtre prime. Natsumi souhaite simplement « profiter de la vie », tandis qu’Elsa espère « rester en santé », passer plus de temps avec sa famille et réussir dans son nouveau travail. Des objectifs modestes, mais révélateurs d’un désir de stabilité.

Chris, à l’image de Béatrice, désire que toutes et tous les itinérants puissent se protéger du froid et avoir un endroit qu’ils pourraient appeler leur « chez soi ».

Photo Élodie Roy

Des vœux pour la communauté

Les enjeux sociaux occupent aussi une place importante dans les réponses. Don exprime sans détour ses inquiétudes face à la pression sur le système de santé, à la crise du logement et au cout de la vie. « Notre système ne peut plus suivre », affirme-t-il. Vince Vilianka partage ce constat, notant l’impact des grèves et des services publics fragilisés. « Tout le monde est affecté. J’espère que ça va se stabiliser pour de vrai », explique-t-il, évoquant aussi les répercussions sur sa famille.

La question du logement revient avec insistance. Chris Gargan formule un souhait simple et direct : « Je veux que tout le monde ait un toit. La vie est trop courte. » Beatrice Rubin espère, elle aussi, des changements pour Yellowknife : « Il y a trop de problèmes liés à l’itinérance et au logement, surtout pour nos jeunes. »

Parler d’avenir, c’est aussi faire le constat d’un présent. John Baptiste Laverty, en situation d’itinérance, parle du froid, des refuges pleins et des nuits passées dehors. « Être sans-abri, c’est dur. Quand il n’y a plus de place, on marche pour se réchauffer », confie-t-il, la voix chargée d’émotion.

À travers ces témoignages, un message commun se dégage : pour 2026, les gens ne demandent pas l’impossible. Ils souhaitent avant tout être en sécurité, en santé et entendus.