Au commencement du romantisme, l’épanouissement des nationalités européennes (fondées sur des sociétés qui partagent les mêmes cultures, structures sociales, langues et dialectes) commence avec la Révolution française de 1879. Le congrès de Vienne, en 1815, agit en faveur des monarchies pour soumettre les factions nationalistes sous la coupe des maisons royales de Bourbon (en France), de Hanovre (en Grand Bretagne), de Habsbourg (Empire d’Autriche) et de Hohenzollern (Royaume de Prusse). Au fil du temps, des mécontentements dans les pensées nationalistes s’expriment dans les révoltes de 1848.
En 1866, le chancelier de Frédéric Guillaume Victor Albert de Hohenzollern (roi de Prusse) Otto Von Bismarck, grand stratège, diplomate et expert dans la manipulation médiatique, récupère les sentiments nationalistes de 21 des États germaniques confédérés, et organise leur alliance contre la domination de l’empire autrichien dans la guerre austro-prussienne de 1866 (année durant laquelle Johann Strauss compose la valse Le Beau Danube bleu). De cette guerre résulte la Confédération de l’Allemagne du Nord, première structure politique indépendante de l’Allemagne, qui ne comprenait alors pas les États germaniques du Sud.
En 1870, Bismarck analyse l’initiative politique du Deuxième empire (Français) gouverné par Napoléon III, qui, dans sa politique d’assimilation des territoires européens, voit le règne de Guillaume I (de la maison Hohenzollern), roi de la Confédération germanique du Nord, comme une menace.
Bismarck organise alors une série de communications de presse et provoque la guerre franco-prussienne, guerre qui mène en alliance des états germaniques du Sud. En septembre 1870, Napoléon III est capturé, dans la bataille de Sedan. En France, la 3e République est proclamée, et la régence est exercée par le Gouvernement de la défense nationale. Quelques jours plus tard, la ville de Paris est assiégée, et, le 18 janvier 1871, l’union des états germaniques du Nord et du Sud est célébrée à la galerie des Glaces du château de Versailles. Ainsi nait l’Empire allemand, naissance à la suite de laquelle des armistices sont signés avec le Gouvernement de la défense nationale, et les limites territoriales entre la 3e république de France et l’Empire allemand sont établies.
En juin 1872, une série de grands concerts est organisée à Boston, notamment le jubilé de la paix mondiale et le Festival international de musique pour célébrer la fin de la guerre franco-prussienne. Il s’agit de certaines des plus spectaculaires représentations musicales de l’époque, auxquelles participent plus de 15 000 personnes pour entendre des milliers de musiciens, parmi lesquels Johann Strauss II. Ce dernier y dirige un orchestre de plusieurs centaines de musiciens pour y interpréter des œuvres de grands compositeurs et sa valse : Le Beau Danube bleu, accompagné d’une grande chorale.
