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le Vendredi 24 août 2007 0:00 Divers

Qui vit le plus longtemps?

Qui vit le plus longtemps?
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Dernièrement, j’ai eu l’occasion de parler avec quelqu’un du décès de sa mère, et cette même personne se disait que son père ne survivrait pas très longtemps à sa compagne disparue. En effet, le choc causé par la disparition de l’autre, la maison vide, la tristesse, l’accablement, le dépassement par les tâches, etc. font en sorte que l’intérêt pour la vie du survivant ne tenait plus la route.

Souvent, on a constaté cet état de fait : dans un couple, l’un des deux partenaires décède, et l’autre suit de près.

Ainsi, moi, par exemple, j’ai toujours pensé qu’indirectement, la mort de mon père avait provoqué le décès de ma mère, même si elle est décédée quelques années plus tard. En effet, ma mère s’est mise à souffrir d’asthme après le décès de mon père, maladie qui l’a tuée, quelques années plus tard. Donc, indirectement, c’est la mort de mon père qui a suscité cette maladie, et par la suite le décès. Vous me suivez?

Et je suis certaine que plusieurs d’entre vous ont réalisé que si l’un de leurs parents disparaissait, le survivant ne serait pas là bien longtemps. Certains l’ont peut-être même déjà vécu.

Ainsi, on dit que les personnes qui sont en couple vivent plus longtemps.

Par contre, on dit que les gens âgés qui n’ont jamais été en couple font exception. On prétend aussi que pour les femmes célibataires, il y a d’autres enjeux qui rentrent en ligne de compte, enjeux qui ont souvent un effet protecteur.

Donc, si vous êtes en couple, vous pouvez vous réjouir; et si par hasard, vous êtes seule, célibataire, professionnelle et de revenu élevé, vous aussi vous pouvez vous réjouir, car votre espérance de vie devrait être assez bonne.

Ces propos que je vous tiens proviennent de l’Institut national de la statistique et des études économiques de France. Je sais, ce qui est vrai en France n’est pas nécessairement vrai ici, mais je crois que les tendances se manifestent ici aussi.

Ainsi, si je regarde les tableaux de Statistique Canada sur l’espérance de vie à la naissance, on réalise que l’espérance de vie des femmes dépasse celle des hommes mais on ne voit pas de statistiques du décès des gens en fonction de leur état civil. Donc, on ne peut pas vraiment comparer au Canada avec l’étude faite en France. Mais le bon sens parle de lui-même, et on se permet tout de même certaines comparaisons.

Par contre, chose certaine, au Canada, depuis les années 1920, l’espérance de vie des femmes dépasse celle des hommes. À l’époque, cette espérance de vie n’était que de 59 ans pour les hommes et de 61 ans pour les femmes. Peut-être, si vous avez la patience de comparer les multiples tableaux de Statistique Canada, réussirez-vous à prouver, tout comme l’étude française, que le survivant suit de peu son conjoint décédé. Ou que les célibataires femmes professionnelles vivent plus vieilles. Pour ma part, ce n’est pas mon intention de prouver cet état de fait. Si c’est la vôtre, grand bien vous fasse et bonne chance dans vos recherches.

Je sais, je suis dans un bizarre de sujet, aujourd’hui, mais ce sujet ne fait-il pas partie intégrante de la vie? Et souvent, ce genre de questions nous trotte dans la tête. Cet entrefilet vu dans un journal et cette rencontre avec une amie ayant perdu sa mère ont suscité cette réflexion chez moi, et j’ai voulu, encore une fois, comme je l’ai souvent fait pour d’autres sujets, la partager avec vous. Désolée si le sujet n’était pas très jojo!

Pour terminer, je me dois de souhaiter à ceux que ça concerne une bonne rentrée scolaire, et à tous, un bel automne. À très bientôt!