Le trou dans la couche d’ozone atteint un seuil significatif de 25 millions de km² au 12 septembre 2026.
Alors que le 16 septembre est désigné comme la Journée internationale pour la préservation de la couche d’ozone par l’Organisation des Nations unies, le Service de surveillance de l’atmosphère de Copernicus (CAMS) a constaté que le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique a atteint un seuil de taille significatif en 2026.
Début septembre, la superficie du trou dans la couche d’ozone a fortement augmenté, pour atteindre environ 25 millions de km² le 12 septembre. Soit environ 5 millions de km² de plus que la moyenne pour cette période. Alors que les prévisions indiquent une nouvelle augmentation possible de sa superficie à la mi-septembre, cette annonce est cependant à prendre avec ambivalence.
L’appauvrissement de la couche d’ozone dans la stratosphère de l’hémisphère sud se produit lorsque les températures froides permettent la formation de nuages stratosphériques polaires. Ces derniers jouent un rôle dans l’activation de la destruction chimique de l’ozone sous l’effet du rayonnement solaire pendant le printemps austral, c’est-à-dire d’aout à novembre.
Des indicateurs « proches des moyennes historiques »
« L’évolution du trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique peut varier considérablement d’une année à l’autre, en fonction d’une série de facteurs atmosphériques et chimiques. Bien que nous ayons constaté une augmentation rapide de sa superficie début septembre, d’autres indicateurs restent proches des moyennes historiques. Ces résultats soulignent l’importance de surveiller l’interaction complexe entre les perturbations d’origine humaine et les facteurs naturels », a souligné Laurence Rouil, directrice du CAMS.
La couche d’ozone protège la vie sur Terre en absorbant une grande partie des rayons ultraviolets (UV) nocifs, l’une des principales causes des cancers de la peau. Depuis près d’un demi-siècle, les émissions d’origine humaine ont entrainé un amincissement de cette couche protectrice, mettant ainsi la population en danger, rappelle l’agence Copernicus.
De plus, le réchauffement climatique tend à refroidir la stratosphère, ce qui favorise la formation de nuages stratosphériques polaires qui, à leur tour, jouent un rôle clé dans l’appauvrissement de la couche d’ozone. L’amincissement de la couche d’ozone est particulièrement marqué au-dessus de l’Antarctique et fait l’objet d’un suivi par des observations au sol et par satellite depuis la fin des années 1970.
