En ce début de printemps, qui conserve toujours un cachet hivernal aux TNO… le professeur d’éducation physique à l’école Allain St-Cyr, Martin Deschesnes, a pris l’initiative de sortir ses élèves de 6e à 9e année dehors et les initier à la construction de quin-zees. Un quin-zee est une sorte d’abri de neige qui peut être conçu en moins de deux heures dans les cas les plus extrêmes de survie. Les Autochtones l’appellent aussi « igloo pour blanc » car il est beaucoup plus facile à concevoir. « Le but, c’est que tu pelles un gros tas de neige au début et, après ça, tu mets des bâtons de 30 centimètres de long dedans. Donc, quand tu creuses et tu vois qu’il y a un bâton, tu sais que le toit a 30 centimètres de large. Et finalement tu creuses partout », a expliqué M. Deschesnes. Il précise qu’il faut attendre au moins 90 minutes avant de creuser pour que le tas de neige se solidifie.
Les cinq équipes d’élèves participantes ont eu la possibilité de présenter le fruit de leurs efforts aux plus jeunes, le 28 mars dernier. Chaque équipe devait alors expliquer comment on construit un quin-zee, préparer un feu à proximité pour réchauffer les visiteurs (ainsi que les membres…) et raconter une petite légende pour couronner le tout. Il pouvait aussi préparer des bannocks – une sorte de pâte qu’on enroule autour d’un bâton – sur le feu. L’enseignant attribuait une note aux élèves selon tous ces aspects.
Les différents quin-zees ont été conçus sur la grande butte du terrain en face de l’école Allain St-Cyr, de l’autre côté de la rue Taylor.
Jamie Cannell, élève de 7e année, explique qu’il avait déjà fait un quin-zee dans les cadets, mais qu’il n’était pas aussi gros que celui fabriqué dans ce cadre scolaire. Leur abri était en effet spacieux, les six membres de son équipe pouvant s’y installer confortablement. Tous dans le groupe s’entendaient pour dire que la partie du creusage était la plus ardue.
Martin Deschesnes raconte que ce projet extérieur pourrait être la première étape de la mise en place dans le futur d’un volet plein air d’un mois dans le cadre du cours d’éducation physique. Il ajoute qu’une telle activité cadre aussi très bien avec la partie du curriculum scolaire qui porte sur les Autochtones et la culture du Nord.
