À Hay River, la fin de l’année scolaire sera aussi l’occasion de rassembler la communauté autour de l’École Boréale. L’établissement francophone veut faire de cette journée un moment de rencontre entre élèves, familles, partenaires locaux et écoles voisines, avant de souligner le parcours de Timofei Zonov, son seul finissant cette année.
Une école ouverte sur sa communauté
Pour Pierre Cook, directeur par intérim de l’École Boréale, cette journée s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer les liens entre l’école et la communauté de Hay River. « On fait partie de la communauté, mais on veut aussi se montrer prêts à accueillir tous les membres », explique-t-il.
Le carnaval réunira plusieurs partenaires locaux, dont le centre de tourisme, le centre récréatif, le Hay River Youth Centre et l’Association franco-ténoise du Sud e l’Ouest. Des élèves d’écoles voisines sont également invités à participer aux activités, selon un horaire établi. Au programme : maquillage, breuvages spéciaux, activités scientifiques, tables communautaires et barbecue gratuit pour les familles et les membres de la communauté.
Pierre Cook, directeur par intérim de l’École Boréale, aux côtés du faucon, mascotte de l’établissement francophone de Hay River.
20 ans d’école, un finissant à célébrer
L’évènement reprend une formule organisée l’an dernier, mais avec une portée particulière cette fois-ci. L’école souhaite profiter de cette journée pour célébrer son bâtiment, inauguré il y a 20 ans, tout en mettant en valeur la vitalité de la francophonie locale.
Après le carnaval, l’attention se tournera vers Timofei Zonov, seul élève finissant de l’École Boréale cette année. La cérémonie, prévue à l’intérieur de l’école, se déroulera dans un cadre intime, en présence de sa famille, de membres du personnel, de la mairesse de Hay River, Kandis Jameson, du directeur général de la CSFTNO, François Rouleau, et de représentants scolaires.
Même si la cohorte ne compte qu’un seul diplômé, Pierre Cook insiste sur l’importance de ce moment. Pour une petite école francophone, chaque graduation représente une étape marquante, autant pour l’élève que pour toute la communauté scolaire.
Un point d’ancrage pour la francophonie
L’École Boréale accueille actuellement 54 élèves, de la prématernelle à la 12e année. Dans un milieu minoritaire comme Hay River, son rôle dépasse largement les murs de la classe. « C’est le point central », affirme Pierre Cook. Selon lui, l’école agit comme une porte d’entrée vers la langue française, la construction identitaire et la vie culturelle francophone.
Le directeur par intérim souligne aussi que cette célébration est l’occasion de regarder vers l’avenir. Si le bâtiment principal demeure en bon état, il rappelle que les locaux utilisés par le secondaire sont temporaires et vieillissants. Selon lui, ces enjeux d’infrastructure peuvent influencer la rétention des élèves et leur sentiment d’appartenance. « Le 20e, c’est une occasion de célébrer, mais aussi de regarder vers le futur », résume-t-il.
