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le Vendredi 11 juillet 2008 0:00 Divers

4e Jeux de la francophonie: Les TNO répondent à l’appel… in extremis

4e Jeux de la francophonie: Les TNO répondent à l’appel… in extremis
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Encore au début du mois de juin, la délégation des TNO était risible, avec une unique participante. Ce n’est que depuis la mi-juin que le mot délégation prend son sens, grâce à l’ajout de trois jeunes âgés de 14 à 17 ans. Trois filles et un garçon prendront part aux compétitions pendant quatre jours. Ils représenteront les francophones des TNO en arts visuels, en double au badminton et en athlétisme.

« Oui, on a eu de la difficulté à recruter », admet tout de go la coordonnatrice du projet aux TNO, Francine Fontaine. En poste depuis moins de six mois, elle a été affectée à des dossiers plus pressants et l’organisation des Jeux de la francophonie n’a pu se faire qu’à partir de la mi-mars : « Les autres délégations ont des coordonnateurs aux sports, des coordonnateurs aux arts visuels, etc. Mais moi ici, je fais tout », a-t-elle expliqué. Plusieurs délégations commencent à penser à la préparation de cette activité un an à l’avance, illustre-t-elle. Ce qui lui fait dire qu’une délégation à la hauteur de la précédente, soit plus d’une dizaine de jeunes, aurait représenté une très forte charge de travail.

M Fontaine se désole aussi de la faible coopération des écoles pour mener à bien le recrutement des jeunes, tous d’âge scolaire. La faible participation des jeunes serait surtout le fait d’un malheureux concours de circonstances, affirme la directrice de l’école Boréale d’Hay River, Sophie Call : « On a très peu d’élèves de 14 ans et plus et ils avaient très peu d’intérêt pour les dates, a-t-elle dit. Mais dans trois ans, l’école Boréale va se mettre derrière le projet à 150 %. »

La date tardive de l’événement a découragé de nombreux jeunes francophones, concède la coordonnatrice nationale des Jeux de la francophonie canadienne, Caroline Bujold. « C’est une supposition. En 2005, les Jeux étaient fin juillet et là, ils sont au mois d’août », a dit Mme Bujold. C’est en tout cas un problème majeur à Yellowknife, puisqu’aucun des sept jeunes de Jeunesse TNO ne participera aux Jeux.

Cette édition des Jeux se distingue par ailleurs par l’absence d’une délégation du Nunavut et par la diminution du nombre de participants, inférieur à mille cette fois-ci. Mme Bujold refuse toutefois de considérer que la baisse de participation signifie une perte de vitesse des communautés francophones à travers le Canada.

Outre un recrutement difficile, Francine Fontaine regrette le financement inadéquat de l’activité : « J’ai dû puiser de l’argent dans d’autres projets, parce que sinon les jeunes n’auraient pas eu d’uniformes », a-t-elle déploré. Cet état de choses ne surprend pas outre mesure le président de l’organisme subventionnaire – la Fédération franco-ténoise – Fernand Denault, qui a affirmé que la FFT survit du mieux qu’elle peut et doit se battre au quotidien pour trouver du financement à ses projets. Il n’a su dire si la FFT présenterait cet automne des états financiers plus sains que les précédents, où les membres ont fait face à la dure réalité du déficit de leur association.