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le Vendredi 14 novembre 2008 0:00 Divers

Le Canadien de Montréal: L’équipe se reprend en main

Le Canadien de Montréal: L’équipe se reprend en main
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11 novembre 2008 – Depuis le début de la saison, le club montréalais a profité de son énorme talent pour se doter d’une très bonne fiche malgré des lacunes évidentes au niveau de son jeu défensif et de son ardeur au travail. En fin de semaine dernière, ces lacunes ont fait surface et le club a subi deux défaites, dont une cuisante aux mains des pauvres Maple Leaf de Toronto.

Avant le 11 novembre, on voyait souvent les joueurs de défense et les gardiens de but livrés à eux-mêmes pendant que les avants se tenaient à la ligne bleue ou maraudaient dans la zone neutre, attendant la grande passe qui conduirait à une belle échappée. Ce comportement créait trop souvent des surnombres de l’équipe adverse dans la zone du Canadien, laissant peu de chance aux défenseurs de reprendre possession de la rondelle et, quand ils y parvenaient, les ailiers étaient tellement éloignés que les possibilités de passes étaient souvent nulles.

La débâcle de samedi, le 8 novembre contre Toronto aura été la goutte qui a fait déborder le vase pour l’entraîneur-chef, Guy Carbonneau. Dès lundi, on sentait que toute l’équipe semblait sur la même longueur d’onde. Tous sans exception répétaient que le succès de l’équipe passait par une meilleure performance défensive, et aussi par un travail plus acharné pour le contrôle de la rondelle. Mais comme les joueurs contemporains sont passés maîtres dans l’art de répéter les bonnes choses aux médias, ces propos rassurants n’enlevaient rien aux doutes qui planaient sur l’équipe. Mais au lendemain de la victoire décisive du club contre les Sénateurs d’Ottawa, tant les entraîneurs que les partisans ont pu pousser un énorme soupir de soulagement.

Comme le mentionnait Guy Carbonneau à l’issue du match, le Canadien a disputé une joute presque parfaite. Même Brian O’Byrne a bien paru à la défense. Que ce soit dans son territoire, en zone neutre ou en zone adverse, le Canadien a gagné plusieurs des luttes pour le contrôle de la rondelle. Dans son territoire, les avants sont venus appuyer les défenseurs. Lorsque le club reprenait le contrôle de la rondelle, les ailiers étaient toujours en bonne position pour recevoir les passes.

Un jeu bien simple qui s’est produit en troisième période, alors que le club bénéficiait déjà d’une avance de trois buts, démontre le soutien des joueurs au plan de match. À un moment donné, alors que le club montréalais faisait un changement de défenseurs, un mauvais bond de la rondelle a causé un revirement et le trio des Sénateurs a rapidement fait son jeu de transition. Trois attaquants se dirigent vers l’unique défenseur encore en poste. Mais en quelques secondes, Latendresse et Higgins foncent à toute allure pour appuyer le défenseur et au moment où le joueur en possession de la rondelle arrive près du cercle des mises en jeu, il n’avait plus d’option de passe et a du décocher un tir inoffensif vers Price.

Un autre jeu simple aperçu durant la rencontre : un ailier est le long de la bande à mi-chemin dans sa zone. Il reçoit une passe du défenseur, mais la rondelle fait un bond capricieux et il éprouve de la difficulté à en reprendre possession. Lorsqu’il y parvient, deux joueurs des Sénateurs convergent vers lui. Plutôt que de s’entêter à vouloir faire une passe ou conserver le contrôle de la rondelle dans cette situation précaire, il se contente de rejeter la rondelle en zone neutre par la bande. Du coup, cela mettait tous les avants des Sénateurs en position de hors jeu et ça a permis à un joueur du Canadien de foncer vers le disque libre pour relancer l’attaque. Plusieurs des jeux observés le 11 novembre n’avaient rien de flamboyant, mais ils étaient drôlement efficaces et ont permis au Canadien de supplanter un rival de sa division. Et ce n’est pas Chris Higgins qui va se plaindre, car il a profité de ce resserrement du jeu défensif pour compter son premier tour du chapeau en carrière.