Sans employé ni pignon sur rue, la SPCA des Territoires du Nord-Ouest joue principalement un rôle de bailleur de fonds.
BR> Dans la capitale ténoise, c’est le Great Slave animal hospital qui prend la responsabilité d’héberger les animaux de compagnie sans foyer et de voir à leur adoption. Les dons que la population déposent dans les boîtes disposées à cette fin à travers la ville serviront à faire la publicité, nourrir et opérer les animaux, ainsi qu’à administrer certains soins vétérinaires nécessaires.
Une employée de la clinique vétérinaire est même en charge des animaux destinés à l’adoption. Il s’agit de Amy Maund. Lorsque quelqu’un désire adopter un animal de compagnie, c’est avec elle qu’il fait affaire. « Il y a un contrat d’adoption que les gens doivent remplir. En gros, cela dit qu’ils acceptent de vacciner et de faire opérer leur animal chez nous », d’expliquer Laureen Schidlowsky, gérante de l’hôpital. La famille adoptive versera même un dépôt sur les soins à apporter afin « de s’assurer que l’animal revienne pour les interventions ».
Mme Schidlowsky n’a jamais véritablement calculé la moyenne de bêtes abandonnées qui aboutissent à l’hôpital sur une base hebdomadaire. « C’est plutôt par vague. Récemment, nous avions très peu de chiens dans le chenil et un nombre exceptionnellement élevé de chats abandonnés par leur propriétaire ou trouvés dans la rue », dit-elle.
Celle-ci entrevoit aussi un impact de l’actuel débat sur les animaux errants à la ville de Yellowknife. « Nous ne sommes pas en mesure d’évaluer l’impact des décisions de la ville avant un moment, mais il y a beaucoup de chats errants qui causent des problèmes autour des résidences privées. Nous espérons que les décisions de la ville auront un effet et que nous ne verrons plus ce genre de situations », d’avancer Mme Schidlowsky.
Les espaces disponibles à la « fourrière » sont cependant limités. Lorsque les places manquent ou qu’un animal y est depuis longtemps, la décision de procéder à une euthanasie s’impose. « Au cours des six derniers mois, nous comptons moins de dix euthanasies », d’évaluer la gérante.
Une autre solution s’offre parfois à la SPCA et aux autorités de l’hôpital vétérinaire. L’envoi des animaux non désirés, par avion, aux refuges situés dans les provinces du Sud. Une alternative coûteuse pour un simple animal? « Les compagnies aérienne se montrent habituellement généreuses avec nous en acceptant de fournir gratuitement un espace pour les animaux envoyés dans les refuges. Nous n’avons ensuite qu’à trouver quelqu’un qui voyage déjà dans cette direction pour servir d’escorte », d’expliquer Robin Weber, responsable de la SPCA.
Au cours des deux dernières années, Mme Weber ne compte que trois chiens ayant profité d’un tel sursis. Il s’agissait de pure race dont les refuges en question, spécialisées dans l’élevage d’une seule race, ont déjà démontré de l’intérêt. « Quand on envoie un chien dans le Sud, c’est habituellement parce que quelqu’un a déjà manifesté un intérêt. Nous assumons que ces refuges sont légitimes », ajoute-t-elle.
