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le Vendredi 18 avril 2003 0:00 Divers

Réflexions sur la guerre et la vie en général

Réflexions sur la guerre et la vie en général
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Alors qu’on voit des scènes de pillage effroyables se produire à Baghdad, on se demande pourquoi les gens ne comprennent pas que c’est contre leur propre avenir qu’ils agissent. En effet, pourquoi détruire des infrastructures hospitalières et autres qui ne pourraient que servir à la reconstruction de leur pays? Pourquoi détruire des bâtiments gouvernementaux qui pourraient abriter des ministères ou autres pour remettre le pays sur pied? Pourquoi piller des musés qui abritent des trésors de l’histoire humaine? C’est que ces gens ont tellement souffert pendant des années et des années, sans rien avoir qu’ils tentent désespérément de détruire par tous les moyens tous les vestiges du pouvoir, tout ce qui pourrait leur rappeler le dictateur déchu et disparu.

Et pendant ce temps, les fils de l’Oncle Sam se promènent là-dedans sans rien faire, impuissants et surtout bourrés de préjugés contre ces gens qui défoulent 35 ans de misère.

J’entendait à Radio-Canada hier une histoire d’horreur (et ce n’en est qu’une). Un jeune marchand essayait de défendre son échoppe, armé d’un fusil. Les pilleurs ont attiré l’attention des soldats américains en leur criant qu’il y avait là des soldats de l’ancien régime. Sans autre forme de procès, les soldats ont tiré sur le pauvre petit propriétaire qui ne voulait que défendre son modeste bien. Et un journaliste a été témoin de cette chose, mais combien de ce genre d’événements se produisent, sans témoin. Et maintenant, les grands pillards ont commencé à tirer la couverture à qui mieux mieux de leur bord. Qui va avoir ci? Qui va avoir ça? Qui va avoir le contrôle du pétrole (qui, à votre avis? la réponse est pourtant assez claire)? Qui va avoir les gros contrats de reconstruction du pays? Pas toutes faciles à répondre, les questions, mais tout ce que les envahisseurs veulent maintenant, c’est tirer profit de leur invasion. Pire que dans le temps des barbares. Les considérations humanitaires des États-Uniens sont plutôt faibles. Devrait-on se surprendre? C’est triste à en pleurer!

Dans un même ordre d’idée, Denis Arcand sort son film qui fait suite au Déclin de l’empire américain. Vous connaissez le titre de ce nouveau film? Les invasions barbares. Ça ne vous fait pas penser à quelque chose? Moi, si!

Alors qu’à ce temps-ci de l’année, on a plutôt tendance à parler du printemps, du soleil, de la fonte des neiges et de la glace, cette année, le printemps s’annonce plutôt morose. Non seulement à cause de la guerre, mais également avec cette maladie qui menace le monde. En effet, cette maladie qui ne tue après tout que de 3 à 5 % des gens se présente, d’après de grands chercheurs de ce monde, comme un signe annonciateur d’une autre maladie beaucoup plus dévastatrice et qui pourrait tuer des millions de gens, tout comme la grippe espagnole qui avait décimé plus de 20 millions de personnes. Prédiction alarmiste? Peut-être! Espérons-le! Mais depuis des années, les chercheurs ont peur de l’éclosion d’une nouvelle souche de grippe qui aurait des effets qui dépassent l’imagination. Et la pneumonie atypique, détresse respiratoire, syndrome respiratoire, appelez ça comme vous voulez, serait une maladie plutôt bénigne par rapport à ce qui s’annoncerait et qui fait frémir les chercheurs de par le monde. Terrible? En effet!

Il ne faudrait tout de même pas que je vous laisse sur une note aussi décourageante. Il faudrait peut-être que je trouve un petit sujet pour vous dérider un peu. En effet, on a assez de se faire rebattre les oreilles à la télé par la guerre, maladie et autres choses du genre, je pourrais parler d’autres choses, me direz-vous. Sans doute, mais ce n’est pas si évident que ça, par les temps qui courent. Mais essayons. Si on parlait… du printemps… ce qui aurait dû être le sujet d’aujourd’hui. En effet, depuis près d’un mois, nous sommes officiellement au printemps. Par contre, si on se fie à la température, ça ne fait pas très longtemps qu’on le réalise, car cette année, nous l’avons eu dur. En effet, le froid s’est acharné sur nous pas à peu près. Mais maintenant, réjouissons-nous! Le beau temps est revenu! Le soleil est fort! La neige fond à vue d’oeil. Les journées rallongent à ne plus finir. Les bouteilles se pointent le nez à travers la neige (car ici, c’est triste, mais c’est ainsi, ce sont les bouteilles vides qui poussent, et non des fleurs). Le parka a cédé sa place au coupe-vent plus léger et souvent, plus coloré. Les sourires se font plus faciles. La cadence des pas ralentit. La flânerie reprend ses droits devant les vitrines. Les chars partent du premier coup. Les oiseaux se laissent aller. Le printemps est vraiment installé. Certains matins, des airs d’été nous frôlent les narines. La vie renaît. Je vous souhaite tout de même de bien profiter de la vie! [email protected]