le Mercredi 22 juillet 2026
le Jeudi 10 octobre 2019 18:00 Culture

L’essor de la musique classique_5

L’essor de la musique classique_5
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À la deuxième partie du XVIIe siècle, à Venise, Antonio Vivaldi explore, maitrise et enseigne des techniques et habiletés pour que les doigts d’une main contrôlent les mouvements ondulants de l’archet avec des mouvements fluides, saccadés ou soutenus (bariolage, martelé, ricochet, spiccato, staccato, saltatoire, trémolo, légato…), en même temps que les doigts de l’autre main dansent sur une ou plusieurs des quatre cordes pour faire vibrer des microtons situés entre les notes des quatre octaves du violon, en bougeant agilement (démanche, glissando, trilles, batteries, vibrato…).

En même temps, à 220 km à l’ouest de Venise, dans le village de Cremona, deux génies luthiers étudient les propriétés sonores et résonatrices de différents bois, gluants et vernis pour fabriquer les meilleurs violons du monde : Guiseppe Guarneri del Gesu et Antonio Stradivarius, anciens élèves de Niccolo Amati, probablement le meilleur luthier parmi ceux qui les précèdent.

Ils étudient principalement les propriétés des bois d’alisier, d’ébène, d’épicéa, d’érable et autres, tout en tenant compte de leur âge pour les utiliser dans la construction de différentes parties du violon, ils les immergent dans des résines pour augmenter leur résistance et leur résonance. Ils collent la table et le fond avec des parois latérales en utilisant des colles spéciales. Le tout en étudiant minutieusement les dimensions du violon et les angles de la voute et du fond de la boite de résonance pour une sonorité puissante et l’exactitude des notes. Enfin, pour préserver le violon, ils utilisent des vernis spéciaux pour préserver la sonorité et la résonance. Parmi les instruments fabriqués par ces trois génies luthiers, les plus fameux sont ceux qui ont été fabriqués par Antonio Stradivarius et qui ont des noms propres. Celui qui est appelé le Messie est évalué à plus de trente-millions de dollars canadiens.

Dans ce contexte, et à la même période, en 1653, un autre grand violoniste et compositeur nait à Fusignano (village situé à 170 km au sud de Venise) : Arcangelo Corelli. Il étudie le violon dans son village sous la guidance de son père jusque l’âge de treize ans, lorsqu’il part a étudier à l’académie philharmonique de Bologne fondée par Vincenzo Maria Carrait, institution associée à l’université de Bologne, première université du monde créée à la fin du XIe siècle.

L’auteur anime Trésor de la musique classique à 21 h,
les dimanches et mercredis sur CIVR 103,5 FM et Radiotaiga.com.