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le Vendredi 19 juillet 2002 0:00 Divers

Celle qui marche

Celle qui marche
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Helen Viel est une amoureuse de la marche. Après avoir traversé le Canada du Nord au Sud et d’Ouest en Est, celle-ci fonde un club de marche à Yellowknife.

Le matin du 30 mars 2000, Helen Viel chaussait ses bottes de marche à Tuktoyaktuk. Une longue route se dressait devant elle. En compagnie de son mari, d’une roulotte et d’un chauffeur, l’objectif à atteindre était Prince-Rupert, en Colombie-Britannique. Ensuite, elle marcherait vers l’océan Atlantique. Mme Viel marchait régulièrement depuis 1989. C’est son mari qui l’a amenée à faire partie d’un club de marche à Ottawa. Depuis ce temps, celle-ci parcourait régulièrement une dizaine de kilomètres. « Au moment de prendre notre retraite, en 2000, nous voulions faire quelque chose de spécial. Quelque chose dont on voulait se souvenir pour le reste de notre vie », explique-t-elle.

Après avoir évalué des tracés en Europe et aux États-Unis, le Canada s’est avéré être, pour eux, la solution idéale. Le couple d’Ottawa, ayant de la famille à Yellowknife, décide donc de marcher d’un océan à l’autre… à l’autre. « Ça a nécessité une très grande préparation. Surtout en voyageant dans le Nord. Les distances y sont grandes avant que tu ne rencontres un endroit habité. Nous avions donc une roulotte de 29 pieds et beaucoup de réserves d’essence, d’eau et de nourriture », se souvient-elle. En tout, sept chauffeurs ont été nécessaires pour effectuer la traversée qui s’est terminée le 30 novembre de la même année, alors que «nous avons trempé nos bottes dans l’océan Atlantique, à Saint-Jean de Terre-Neuve, exactement à l’endroit où Terry Fox a débuté sa Course de l’espoir ».

Malgré les difficultés que peut présenter un tel voyage, Mme Viel ne semble garder que de bons souvenirs du périple. « Sur la route de glace qui va de Tuktoyaktuk à Inuvik, c’est l’immensité, la grande solitude. Le milieu te rappelle de faire attention, que c’est la nature qui est maître ».

« La route Dempster, c’est la nature sauvage, qui n’a presque jamais été touchée par l’homme. Le Yukon était terriblement beau avec ses montagnes. Les paysages sont extraordinaires. Il y a des beautés dans chaque province. Les gens ont été gentils absolument partout. C’était définitivement le plus beau voyage de notre vie », dit-elle.

Un tel voyage, surtout dans le Nord, nécessite beaucoup de prudence. « Nous avons commencé à voir des ours vers la fin du Yukon. On pouvait en rencontrer jusqu’à huit par jour. Nous avions une bonbonne de poivre de cayenne, mais nous n’avons pas eu besoin de nous en servir. Lorsque nous voyions un ours au loin, on chantait et on faisait connaître notre présence », dit-elle.

Mme Viel est venue à Yellowknife, la semaine dernière, pour représenter la Fédération canadienne Volksport dans la fondation d’un club de marche. « Le but est d’encourager les gens à être actifs et faire un sport qui est naturel pour tous les gens. C’est véritablement un sport qui est à la portée de tous ».

Le club de marche propose un tracé d’une dizaine de kilomètres qui parcourt le lac Frame et passe par la vieille ville. Pour avoir de plus amples informations sur le club, il suffit de se rendre au Centre d’information touristique septentrional et de demander la boîte du club de marche. À l’intérieur, vous trouverez toute l’information et les documents qui attesteront des marches que vous ferez seul, ou en groupe.