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le Vendredi 23 février 2007 0:00 Divers

Les Échos de l’Assemblée

Les Échos de l’Assemblée
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En tlicho SVP !


Décidemment, si les droits linguistiques ont un champion à l’Assemblée législative, c’est bien Jackson Lafferty. Le député de Monfwi, circonscription qui englobe les quatre communautés autonomes tlicho, est toujours le premier à se lever pour réclamer davantage de services dans la langue de ses concitoyens.


Le 15 février encore, il a dénoncé le manque total d’accès des détenus du Centre correctionnel Great Slave à des services en langue tlicho. C’est à la suite d’une visite du centre, où il a rencontré des détenus originaires de sa circonscription, que le député a constaté ce manque.


Alors qu’un conseiller linguistique chipewyan est en mesure d’offrir la majorité des services carcéraux dans cette langue, aucun service similaire n’est en place pour les locuteurs tlicho, la langue autochtone la plus parlée aux TNO.


D’après Lafferty, plus d’une vingtaine de détenus pourraient bénéficier de services dans la langue tlicho, s’ils étaient offerts.


Le ministre de la Justice, Brendan Bell, a reconnu la lacune et s’est engagé à rencontrer le député de Monfwi et le leadership du gouvernement tlicho afin de discuter de cette question. Si un besoin réel est observé, a indiqué le ministre, alors il verra avec son ministère s’il serait possible de créer un poste de coordonnateur de langue tlicho au Centre correctionnel de Great Slave.


Bobby Villeneuve, député de Tu Nedeh, a aussi abordé cette question quand il a demandé au ministre de la Santé quel genre de formation les interprètes recevaient pour offrir de l’interprétation dans les hôpitaux.


De la réponse du ministre Floyd Roland, on retient que n’importe qui parle une langue officielle et qui travaille dans un hôpital peut être appelé à faire de l’interprétation. Le ministre ne savait pas si l’on offrait de la formation en terminologie médicale pour les interprètes des hôpitaux.


Joyeuse St-Valentin Stephen


Le 14 février, le député de Great Slave, Bill Braden a trouvé une façon originale de dire sa façon de penser au premier ministre Stephen Harper : il lui a écrit un valentin. En étirant longtemps les « Ôôôôôô Stephen », Braden a exprimé, en rime s’il vous plaît, qu’il était temps que le couple Canada-TNO revoit sa relation.


Dans son hilarant plaidoyer en faveur de la dévolution de pouvoir, le député a expliqué qu’après quarante ans, le mariage commençait à battre de l’aile et que le lot de promesses non tenues du gouvernement fédéral avait contribué à cette déception.


« Stephen, vos désirs séduisants jadis propulsaient le battement de nos cœurs, hélas, ils résonnent désormais creux et sont aussi froid que la tempête arctique qui sévit entre nos fronts fiévreux », a déclamé le député de Great Slave.



Pas d’accord avec l’Accord


Comme il fallait s’y attendre, les reproches adressés à l’Accord socio-économique sur le projet gazier du Mackenzie ont rebondi dans l’enceinte de l’Assemblée législative, le 20 février.


Alors que les principales critiques à l’Accord conclu le mois dernier entre le gouvernement territorial et les promoteurs du gazoduc provenaient de la gauche, c’est un député connu pour son penchant à droite qui a repris cet argumentaire. L’ex-candidat conservateur et actuel député de Kam Lake, Dave Ramsay, estime que le gouvernement a « floué » les Ténois en apposant sa signature.


En premier lieu, Ramsay reproche à l’administration Handley de ne pas avoir fait inclure une clause stipulant que les promoteurs supportent le gouvernement des TNO dans son effort pour conclure une entente sur le partage des revenus. D’après lui, le gouvernement a raté une bonne occasion de mettre de la pression sur le fédéral.


Le premier ministre Joe Handley a balayé sous le tapis cet argument en expliquant que les discussions sur le partage des revenus ne concernent que les gouvernements territorial et fédéral et que l’industrie n’a rien à voir là-dedans.


Ramsay est revenu à la charge. Il a noté le petit budget (75 000 $/an) prévu pour la surveillance du gazoduc une fois celui-ci construit. Ce budget est de beaucoup inférieur à ce qui est prévu pour les mines de diamants, pourtant des projets de plus petite envergure.


À nouveau, Handley a évité les reproches. Un pipeline, a -t-il dit en substance, est moins complexe à surveiller qu’une mine et le budget est probablement suffisant. « Une fois construit, c’est plutôt bénin comme projet », s’est défendu le premier ministre.