Je maintiens ma position. Le Lightning de Tampa Bay, parmi les quatre équipes toujours dans la course au championnat, reste l’équipe que j’aime le moins. Néanmoins, le match numéro deux dans l’État de la Floride, le sixième but des Caps a heurté mes sentiments lorsque j’ai vu des hordes de partisans bleus quitter l’amphithéâtre avec déception.
Si cela avait été des partisans noirs et jaunes avec des logos d’animaux antarctiques, je me serais délecté du moment en me lichant les lèvres, respirant l’air frais qui se fraye un chemin à travers ma crinière royale du même coup et j’aurais probablement versé quelques larmes de joie.
Jusqu’à présent, ma prédiction semble exacte :
Deux équipes qui ne se rencontrent pas souvent en saison régulière, et encore moins en séries éliminatoires donnent la performance qui s’affiche sous nos yeux.
Les deux équipes se sont fait surprendre à domicile, le hockey est très offensif et nous avons droit à un bon spectacle. Les Caps ont une machine bien huilée lorsqu’on parle des attaquants. Je crois qu’Ovechkin fait sa part, mais j’ai un malin plaisir à souligner le travail de Lars Eller qui a trouvé seconde vie in Washington, DC. Ce dernier, ainsi que DeVante Smith-Pelly sont deux rejets du Canadiens qui semblent prouver leur valeur.
D’ailleurs, le but de Smith-Pelly en deux contre un sur la passe de Chiasson a joué un rôle crucial dans ce match. Et que dire de Chiasson. Non seulement sur ce dernier jeu sa passe était parfaite, mais il parait déterminé à donner le maximum à chacune de ses présences et joue un important lors de moments clés du match.
Choisir entre les Jets et les Chevaliers reste déchirant pour moi. D’une part, une équipe canadienne qui joue du sérieux hockey de séries et de l’autre une équipe Cendrillon à laqulle il est dur de ne pas souhaiter une fin digne de nos contes d’enfants de jadis.
Ces deux organisations se livrent un combat acharné et excitant à chaque affrontement. Quelle passe le long de la rampe de la part de William Karlsson qui a permise le deux contre un sur le but de Jonathan Marchessault !
Je dois admettre encore une fois que si je devais parier, mon argent serait sur Marc-André Fleury et sa bande. Mais d’un autre côté je ne serais pas non plus déçu de voir les Jets remporter la série. Une équipe canadienne en finale de la coupe Stanley, ça fait du bien, et s’ils gagnent la coupe, je crois que je me paye un chandail.
La seule chose que je n’aime pas chez les Jets, c’est l’entraineur Paul Maurice. Sérieux, souris un peu mec, peut-être une fois de temps en temps, une année sur deux… C’est bon pour toi.
Mais vraiment, quelle lutte magnifique. Il est difficile de demander du meilleur hockey que ce que nous avons vu lors du match numéro trois de la série, qui se déroulait cette fois-ci à Vegas. Malgré que les Golden Knights aient fait pression tout au long du match, mettant la barre haute dans la première minute de l’affrontement. Marchessault livre la marchandise comme à l’habitude, mais il me semble qu’il faisait un bail que nous n’avions pas vu le nom de James Neal sur la feuille de pointage. Et que dire de Marc-André. On ne pourra pas dire que les Jets n’ont pas essayé. Il a tout simplement été indomptable avec 33 arrêts, dont un en particulier en plongeant en troisième période, après avoir stoppé le tir initial qui était tout aussi menaçant. Hellebuyck fait du bon travail devant la cage des Jets, mais Fleury démontre l’importance d’avoir un gardien de but talentueux pour faire longue route vers la Coupe.
Bonne semaine !
Retrouvez ma chronique sonore
sur Radiotaiga.com
