Les collectivités ténoises qui veulent mieux se préparer aux feux de forêt peuvent de nouveau demander de l’aide financière au gouvernement territorial. Le GTNO a relancé son programme de contributions pour le renforcement de la résilience des collectivités face aux feux de forêt, un fonds qui peut servir à financer aussi bien des travaux sur le terrain que de la formation, de la planification ou des achats d’équipement. Et, signe que le besoin est réel, le premier appel lancé l’an dernier avait déjà attiré plus de demandes que le programme ne pouvait en financer.
Qui peut faire une demande ?
Selon les lignes directrices du programme, environ 1,8 million de dollars sont disponibles chaque année, avec un maximum de 300 000 $ par demandeur ou par projet au cours d’un même exercice financier.
Les propositions peuvent être soumises tout au long de l’année, jusqu’à ce que l’enveloppe soit entièrement engagée. Les gouvernements communautaires, les gouvernements et organisations autochtones, les organismes sans but lucratif et certaines associations de quartier peuvent présenter une demande. Les particuliers et les entreprises, eux, ne sont pas admissibles.
Le programme ne vise pas un seul type d’intervention. Les projets admissibles peuvent toucher la gestion de la végétation, la planification d’urgence, la formation, l’éducation du public, l’achat d’équipement ou encore l’élaboration de règlements et de normes liés à l’approche FireSmart.
Une chose qui ne nous inquiète pas, c’est le manque de bonnes idées : le premier appel de l’an dernier a reçu plus de demandes que le programme ne pouvait en financer.
Selon Mike Westwick, les besoins varient fortement d’une collectivité à l’autre : certaines ont besoin de renforcer les capacités de leur service d’incendie, d’autres de poursuivre des travaux sur le terrain.
Des besoins variables
Le gestionnaire de la prévention et de l’atténuation des feux de forêt au ministère de l’Environnement et du Changement climatique du GTNO, Mike Westwick, explique à Médias Ténois que les besoins diffèrent largement d’une collectivité à l’autre.
« Les collectivités n’en sont pas toutes au même niveau de préparation, et les types de projets qui auront le plus d’effet sur la résilience face aux feux de forêt dépendront des besoins propres à chacune », dit-il.
Autrement dit, une localité peut avoir déjà beaucoup investi dans la réduction des combustibles forestiers, mais manquer d’expérience du côté du service d’incendie quand vient le temps de répondre à un feu de forêt. Dans un tel cas, estime-t-il, il serait pertinent de miser sur la formation croisée et le renforcement des capacités locales.
Ailleurs, le problème peut être tout autre. « À l’inverse, on peut avoir un excellent service d’incendie prêt à intervenir, mais encore beaucoup de travail non financé à faire en matière de gestion des combustibles. Dans ce cas, j’aimerais voir des demandes visant à soutenir davantage de travaux de gestion et d’entretien des combustibles », explique-t-il.
Un appui du GTNO
Pour le GTNO, les besoins sont déjà en bonne partie connus grâce aux plans communautaires de protection contre les feux de forêt, qui recensent les vulnérabilités locales et les mesures recommandées. Mike Westwick ajoute que les agents forestiers régionaux peuvent aussi aider les collectivités à cerner les projets les plus utiles.
Le porte-parole reconnait par ailleurs que la capacité varie beaucoup d’une collectivité à l’autre. Mais, selon lui, la résilience face aux feux de forêt ne peut pas reposer sur un seul acteur.
« En ce qui concerne la capacité des collectivités et la responsabilité partagée, même si cette capacité varie, la réalité est qu’il n’y a pas de réussite dans ce domaine sans la participation de tous les ordres de gouvernement », affirme-t-il.
Il souligne enfin que, dans certains cas, le GTNO intervient lui-même pour combler certaines lacunes, notamment en finançant des ressources saisonnières pour offrir des évaluations résidentielles FireSmart dans les petites collectivités qui ne peuvent pas les réaliser elles-mêmes.
