le Dimanche 12 juillet 2026
le Vendredi 12 Décembre 2008 0:00 Éducation

Écoles francophones: Les postes sont (presque) comblés

Écoles francophones: Les postes sont (presque) comblés
00:00 00:00

Cette année la Commission scolaire francophone (CSF) a réussi à recruter tout le personnel enseignant et aide-enseignant pour les deux écoles francophones des TNO en un temps relativement court. Même s’il y a encore une annonce qui apparaît encore dans les journaux anglophones et le journal L’Aquilon fin novembre, concernant une offre pour de l’aide à l’enseignement, M. Brûlot, directeur de la CSF, affirme que ce poste a été rempli et que la personne sera régularisée rapidement. D’autre part, une enseignante quitte l’école Allain St Cyr en fin d’année, mais, selon M. Brûlot, une demande est déjà parvenue à son bureau.

Cela fait quelques années qu’il devient de plus en plus difficile de recruter des enseignants ou des candidats à l’aide à l’enseignement. Comme l’explique M. Brûlot, il y a actuellement des centaines d’offres d’emploi en éducation qui ne sont pas remplies par manque de candidatures. « Sur un site Internet spécialisé en éducation, il y a une centaine de nouvelles annonces par semaine qui ne reçoivent aucune candidature, dit-il. Mais c’est par cycles. En ce moment on manque de candidats, mais il suffit que les jeunes se rendent compte qu’ils auront un métier à vie dans l’enseignement pour qu’ils se forment et arrivent sur le marché du travail. Cette crise va se résorber, c’est certain. »

Il reste un poste à combler à l’école Boréale, celui d’orthopédagogue, que M. Brûlot préfère définir comme un emploi de professeur de soutien. Gisèle Décoeur-Lafrance est arrivée début décembre à l’école pour une première période de deux semaines afin de déterminer les besoins. L’an passé, elle avait soutenu les besoins d’apprentissage en lecture et cette année elle songeait à mettre l’accent sur les besoins spécifiques d’apprentissage en écriture. Avec plus de 30 ans d’expérience en orthopédagogie, Mme Décoeur-Lafrance avait été félicitée en juin 2008 par la directrice de l’école Boréale pour les résultats obtenus et pour le transfert de ses connaissances auprès du personnel éducatif de l’école.

Pourtant, Mme Décoeur-Lafrance est retournée en Ontario à la fin de sa première semaine, en refusant de faire tout commentaire auprès du journal L’Aquilon. De son côté, M. Brûlot explique que cette personne « a refusé le contrat qui lui était proposé ». Suite à ce départ imprévu, des parents ont rencontré la direction de la CSF à Hay River pour en savoir davantage sur cet événement inattendu et savoir qui et quand viendra faire de l’orthopédagogie.

La Commission scolaire a répété qu’il y avait une mésentente sur le type de contrat et un refus de la part de l’orthopédagogue. En ce qui touche le recrutement d’une personne dont le domaine d’activité est tellement spécialisé, les parents montraient leur inquiétude. Comment trouver rapidement un ou une professionnelle ayant fait ses preuves tout en étant dans une petite ville isolée du Grand Nord ?

À ces préoccupations parentales, la CSF tente de trouver une solution à l’interne, mais sans donner de détail sur la stratégie de recrutement ni le profil de la personne qui sera choisie. Comme le souligne M. Brûlot le 9 décembre, « nous privilégions la solution interne, c’est pourquoi nous affichons un poste d’enseignant. Je ne peux pas vraiment en dire plus sur le sujet présentement, car cela implique des mouvements internes qui doivent être discutés. »