Cet article a été écrit dans le cadre d’un partenariat entre Médias ténois et le festival Folk On The Rocks.
Originaire de Montréal et issu d’une famille haïtienne, Waahli construit une musique à son image : riche, plurielle et profondément humaine. L’artiste, qui sera de passage au festival FOTR cet été, mélange le hip-hop, le funk haïtien, l’afrobeat et le reggae dans un univers où les langues et les cultures se rencontrent naturellement. « Je rap aussi en trois langues, le français, l’anglais et le créole-haïtien », nous a-t-il confié en entrevue.
Une fascination pour la radio
La musique a toujours occupé une place importante dans sa vie. À la maison, Waahli grandit entouré de compas et de musique traditionnelle haïtienne grâce à ses parents. Très jeune, il développe aussi une fascination. « Quand j’étais jeune, j’étais toujours collé sur la radio pour écouter la musique qu’ils jouaient », raconte-t-il. Même sans comprendre l’anglais à l’époque, il écoute attentivement les chansons diffusées dans les classements populaires.
C’est durant son adolescence que le hip-hop devient un véritable moyen d’expression. Entre Montréal et les visites familiales à New York, Waahli découvre une culture qui le marque profondément. Le groupe De La Soul agit comme un déclencheur. « Je ne comprenais pas ce qu’ils disaient, mais je sentais un sentiment d’appartenance avec ce groupe », se souvient-il. Inspiré, il commence alors à écrire ses propres textes de façon phonétique avant même de maitriser l’anglais.
Création et identité multiculturelle
En 2004, il cofonde le collectif Nomadic Massive, un groupe multilingue réunissant des artistes provenant de plusieurs horizons culturels. Pour lui, cette expérience représente « le monde à l’intérieur d’un groupe ». Même si cette aventure a été marquante, l’envie de lancer un projet solo est restée présente afin de raconter sa propre histoire avec davantage de liberté et de vulnérabilité.
Aujourd’hui, ses créations rendent hommage à ses racines haïtiennes tout en reflétant son identité montréalaise et québécoise. « Je navigue sans complexe entre ces différentes identités », affirme-t-il. Son album Soap Box, créé durant la pandémie, lui a également permis d’explorer une approche plus introspective et engagée.
À l’approche de sa première visite aux Territoires du Nord-Ouest, Waahli se dit impatient de découvrir Yellowknife et son public. « J’ai vraiment hâte de rencontrer la communauté là-bas. » Sur scène, l’artiste promet une expérience énergique et rassembleuse où le public sera invité à « vivre l’expérience » pleinement, entre danse, réflexion et émotions.
Inspiré de son album Soapbox, Soap Club est un espace où Waahli invite ses fans à le suivre à travers son parcours musical et créatif.
