Vous entendrez crier « Ominkin » dans le gymnase de l’école Allain St-Cyr à Yellowknife, puisqu’à compter du 17 octobre prochain, une ligue de garage de Kin-Ball y tiendra ses entrainements.
Le professeur d’éducation physique et passionné de Kin-Ball, Stéphane Sévigny, invite les francophones et francophiles à bouger. « On a beaucoup d’activités socioculturelles, mais pour ce qui est du sport, on ne bouge pas beaucoup en français », expose-t-il en soulignant que le Kin-Ball est un sport aux origines francophones.
En effet, l’idée a été lancée en 1987 par Mario Demers au Québec. Aujourd’hui, le Kin-Ball compte plus de 3,8 millions de joueurs licenciés partout dans le monde.
Avec un ballon de 48 pouces qui pèse à peine un kilo, ce jeu « est fait pour que tout le monde ait du succès et c’est un des seuls sports où toute violence et toute intimidation est inacceptable, explique Stéphane Sévigny. L’idée c’est de s’amuser ». Les règles prévoient également qu’on ne peut pas garder le ballon à soi : il faut coopérer en tout temps.
« Omnikin » : Tout en mouvement
Selon le professeur d’éducation physique, « tout est pensé pour que tout le monde ait sa place dans le jeu ». Pendant une partie, trois équipes de quatre personnes sont sur le terrain. Le but est de servir le ballon à l’une des équipes adverses de façon à ce que cette dernière ne puisse le réceptionner avant qu’il ne touche le sol. L’équipe qui a le ballon choisit une des équipes adverses en l’appelant par sa couleur, précédée de « Omnikin », puis frappe le ballon vers un endroit hors de portée de l’équipe interpelée, qui doit l’attraper avant qu’il touche le sol (tiré de la page Kin-Ball des Jeux du Québec). « Omni » veut dire tout et kin « en mouvement ».
Lorsque Stéphane Sévigny fait la découverte de ce sport, il se dit que ce devrait être une discipline aux Olympiques, puisqu’elle correspond à « [un] mouvement de société dans lequel on veut moins de violence, une accessibilité du sport pour tout le monde, qui pousse les limites, l’imagination et les capacités physiques… ». Et bien qu’il s’agisse d’un sport collaboratif, la technique pour les frappes, les déplacements et l’attaque peuvent aussi se développer au fil du temps.
Les jeudis à ASC
Les rencontres de la ligue de garage commenceront le jeudi 17 octobre de 19 h à 20 h au gymnase de l’école Allain St-Cyr et se tiendront sur une durée de neuf semaines. Il est possible d’y participer de façon ponctuelle, mais M. Sévigny espère que la plupart des participants s’inscriront pour toute la durée de la saison afin d’assurer une continuité. Un évènement Facebook « Kin-ball » a été créé afin de faciliter les inscriptions.
Stéphane Sévigny invite les organisations communautaires francophones, comme la Fédération franco-ténoise, Radio Taïga ainsi que les commissions scolaires à constituer des équipes. Et ce n’est pas seulement pour les francophones : « On s’adapte, si des gens veulent pratiquer le français, ils sont les bienvenus ! »
Avec des propos récoltés par Batiste Foisy lors de son émission radiophonique Bonjour, là !
