L’équipe des T.N.-O. a épaté la galerie en remportant 23 médailles et en terminant au quatrième rang du classement général aux Jeux francophones du Nord et de l’Ouest, qui se sont déroulés à Edmonton du 30 juin au 3 juillet. Les T.N.-O. ont ainsi devancé le Yukon et la Colombie-Britannique sur le podium. La majorité des médailles a été remportée en athlétisme. C’est surtout l’équipe de badminton qui a laissé une impression favorable sur Yannick Larocque, le président du Comité de coordination jeunesse (COCO). Une médaille d’or a été remportée en simple féminin et l’argent en double féminin et en mixte.
« Les jeunes ont donné 110 pour cent de leur énergie, même contre des équipes plus fortes comme le Manitoba et l’Alberta », a indiqué M. Larocque. Ce dernier estime que l’esprit d’équipe était incroyable, que les gens s’entraidaient et s’encourageaient d’une manière positive. Le président a également constaté que les jeux ont permis aux participants d’améliorer la qualité de leur français oral. Certains athlètes comprenaient à peine ce qu’on leur disait avant la tenue des épreuves, selon ce dernier.
« Les trois participants de Fort Smith avaient de la difficulté à comprendre le français avant qu’on parte », a-t-il indiqué. « Lors de notre retour, non seulement ils nous comprenaient, mais ils s’entretenaient avec nous ».
Outre les sports, l’interdiction de consommer des drogues et de l’alcool était à l’ordre du jour. Les participants ont dû signer une feuille attestant qu’ils avaient pris connaissance de l’embargo sur les substances illicites.
Terry Gitersoss, un joueur de volley-ball, a préféré boire un Coke avant le départ pour Edmonton plutôt que de dénoncer la nouvelle politique. « La caféine est une drogue », s’est-il contenté de dire en blaguant. J’en ai assez pour me rendre là-bas. Il faudra acheter d’autres cannettes pour le chemin du retour ».
Sarah Kalnay, une peintre de 17 ans participant aux épreuves d’arts visuels, a mentionné qu’il y avait de meilleures choses à faire à Edmonton que de fumer des narcotiques. « On va aller au Galaxy Land, dans le West Edmonton Mall. Il y a tant de choses à voir ».
Pour Clare Singer, qui a légalement le droit de consommer de l’alcool en Alberta sans se faire taper sur les doigts, le plaisir de demeurer en forme et de donner son maximum durant les compétitions de badminton était primordial. « J’en profiterai lorsque j’irai à l’université l’année prochaine ».
Quant à l’esprit des jeux, Yannick Larocque affirme qu’il a été respecté à la lettre.
