Le dossier ne date pas d’hier : l’an dernier déjà, la présence de campements avait soulevé des inquiétudes liées aux déchets, à la sécurité et au partage des responsabilités. La question revient avec plus d’insistance, alors que la Ville de Yellowknife veut resserrer les règles sur ses propres terrains, tandis qu’au moins un campement important se trouve sur des terres domaniales, sous responsabilité territoriale.
Une responsabilité partagée
À la fin mai, le Conseil municipal a appuyé une nouvelle approche. Celle-ci prévoit la préparation d’un règlement interdisant le camping sur les terrains municipaux, sauf autorisation du conseil. La Ville entend aussi appliquer ses règlements, surveiller les sites et nettoyer les campements abandonnés sur ses terrains.
Mais cette réponse municipale s’arrête là où commencent les terres du GTNO. C’est notamment le cas du principal campement visible, qui ne relève pas directement de la Ville. La municipalité a déjà indiqué qu’elle pourrait offrir des services de nettoyage ou de salubrité sur ces terrains, mais seulement à la demande du gouvernement territorial et si les coûts sont assumés par celui-ci.
Le nouveau cadre du GTNO prévoit des visites coordonnées, des vérifications de bien-être et des opérations de nettoyage sur les terres domaniales.
Notre objectif est d’aider les gens à quitter ces campements pour s’installer dans des lieux plus sûrs.
Le GTNO entre en scène
C’est dans cette zone grise que le GTNO tente de mieux se positionner. Le 10 juin, le gouvernement a présenté un nouveau Cadre d’intervention relatif aux campements à Yellowknife. Le document doit clarifier les rôles, les responsabilités, les communications et les processus décisionnels lorsqu’un site est repéré.
Le GTNO promet une approche coordonnée avec Habitation TNO, la Ville de Yellowknife, la GRC, les gouvernements autochtones, les fournisseurs de services et les partenaires communautaires. Des visites coordonnées ont déjà commencé, avec la participation du personnel territorial, du service municipal d’application de la loi, du service d’incendie, de la GRC et de Line Drive Outreach.
Ces visites doivent servir à effectuer des vérifications de bien-être et à fournir de l’information sur les refuges d’urgence, les logements de transition et les services sociaux et de santé. Les mises en relation doivent se faire sur une base volontaire.
Le gouvernement reconnaît que certaines personnes vivant dans des campements ne sont pas prêtes, ou ne sont pas en mesure d’accéder immédiatement à un refuge ou à une autre ressource. Le GTNO affirme ne pas cautionner les campements, mais dit vouloir intervenir de manière respectueuse et sensible aux traumatismes.
Réduire les risques
« Les campements ne constituent pas un mode de logement sûr, stable ou durable. Notre objectif est d’aider les gens à quitter ces campements pour s’installer dans des lieux plus sûrs », affirme Lucy Kuptana, ministre responsable d’Habitation Territoires du Nord-Ouest.
Le cadre prévoit aussi des opérations de nettoyage sur les terres domaniales, afin de retirer les déchets et de réduire les risques pour la santé et la sécurité. Le GTNO dit vouloir donner un préavis lorsque possible et éviter le retrait des effets personnels.
