le Lundi 29 juin 2026
le Vendredi 28 octobre 2005 0:00 Divers

Echos

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Une école mal en point

À Colville Lake, la communauté la plus isolée du Sahtu, l’école est en piteux état. Il n’y a qu’une seule salle de classe pour les élèves de la maternelle à la douzième année. Une enseignante donne ses cours dans le placard à balais. L’édifice d’une capacité de 40 personnes en accueille 41 : 36 élèves et cinq employés. Tout ce beau monde n’a pour seule installation sanitaire qu’un unique honey bucket, une chaudière surmontée d’un siège de toilette.

Dans les prévisions budgétaires du ministère de l’Éducation de 2000-2001, on annonçait un agrandissement de cet école de 1,5 millions de dollars prévu pour l’année 2005-2006. L’année d’après, la prévision budgétée était devenu l’achat d’une salle de classe portative à 500 000 $, en 2007-2008. Dans les prévisions budgétaires du ministère de 2003-2004, il n’y avait plus du tout de référence à l’école de Colville Lake.

Se joignant aux protestations du conseil de l’école de Colville Lake, le député du Sahtu, Norman Yakeleya, a qualifié la situation de « honteuse à pleurer ». Il a enjoint le ministre de l’Éducation, Charles Dent, d’agir immédiatement pour donner aux élèves de cette communauté une école décente.

Le ministre, qui a dit estimer que l’école ne doit pas être conforme aux normes territoriales, s’est engagé à régler la situation le plus tôt possible. Il n’a toutefois pas pu promettre que des installations soient transportées dans la communauté cet hiver, quand la route de glace sera ouverte.

Le ministre s’est, par ailleurs, engagé à ce que « une personne du ministère » se rende à Colville Lake, d’ici la mi-novembre.

La chasse, la trappe et le prix à la pompe

L’augmentation du prix du pétrole met en péril le mode de vie traditionnel des habitants des TNO, ont tour à tour plaidé les députés d’Inuvik Twin Lakes, Robet MacLeod, et de Monfwi, Jackson Lafferty. Ces deux députés réclament des exemptions de taxe sur l’essence pour les chasseurs et les trappeurs du territoire.

« Il fut un temps où c’était moins cher d’aller sur le territoire prendre sa nourriture. Maintenant les côtelettes de porc de l’épicerie sont meilleur marché », a constaté MacLeod.

Lafferty a pour sa part indiqué que pour un nombre considérable de Ténois, la chasse n’était pas un passe-temps, mais un mode de vie. Selon lui, les personnes qui nourrissent leurs familles et leurs communautés grâce à l’économie traditionnelle méritent des exemptions de taxes au même titre qu’on en donne, ailleurs au pays, aux agriculteurs à cause de la nature essentielle de leur travail. « Dans ma région, les chasseurs et les trappeurs ce sont nos fermiers », a-t-il déclaré dans la langue tlicho.

Le ministre des Finances, Floyd Roland, n’a pas semblé très ouvert à la proposition. « Une exemption de taxes pour les trappeurs et les chasseurs serait difficile à essayer et à mettre en vigueur, a-t-il répondu. Qui se qualifierait au régime et pour quel montant? » Le ministre suggère plutôt aux chasseurs de bénéficier de programmes d’aide à l’économie traditionnelle déjà existants.

Des édifices vides

Payons-nous pour chauffer des édifices vides ? C’est ce que pense le député de Kam Lake, Dave Ramsay et la députée de Hay River South, Jane Groenewegen.

En avril dernier, avec d’autres députés, ils ont visité une maison de retraite de Tuktoyaktuk, un édifice financé par la Société d’habitation des TNO. Il n’y avait aucun occupant à l’intérieur et pourtant, selon l’expression de Ramsay, « le chauffage marchait à planche [full blast] ». Groenewegen, quant à elle, a noté que les lumières étaient toutes allumées. Il semble que d’autres maisons de retraite de la société d’État, à Déline et à Fort Resolution, sont dans la même situation.

Le ministre responsable de la Société d’habitation, David Krutko, a admis qu’il s’agissait d’un problème, mais n’a pas pu dire combien coûtait l’entretien de ses édifices inoccupés. Il a indiqué que des démarches étaient entreprises pour transformer une partie de la maison de retraite de Tuk en logements sociaux.