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le Vendredi 9 février 2007 0:00 Divers

Le Canadien de Montréal: Un club de ,500?

Le Canadien de Montréal: Un club de ,500?
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Après avoir frappé le fond du baril après Noël, voilà que le club de Montréal joue un peu mieux et vivote autour d’un gain à chaque deux matchs. Cela me rappelle une déclaration de Jacques Demers il y a deux semaines alors qu’il soulignait qu’avec l’excellent début de saison du club, l’équipe n’avait qu’à jouer pour une moyenne de ,500 pour faire les séries. Et ça tout l’air que les joueurs l’ont écouté car c’est exactement ce qui se produit.

Qu’est-ce qui roule?

Le jeu de puissance, sans être aussi efficace que dans les premiers mois de la saison, continue de bien fonctionner. Merci à Thomas Plekanec qui a contribué à plusieurs des buts du jeu de puissance au cours des dernières semaines.

En plus de Plekanec, il faut aussi souligner les bonnes performances des deux Suisses de l’équipe, Mark Streit et David Aebisher. Dans le cas de Streit, il fonctionne bien mais je ne suis pas convaincu que sa présence sur le premier trio est une bonne chose. Quant à Aebisher, son retour en forme se produit à un moment très opportun.

Qu’est-ce qui ne roule pas?

L’attaque à force égale ne produit pas. Tant le premier trio que le deuxième trio ne produisent pas à forces égales. Koivu, Ryder et Higgins sont dans de telles disettes que ces deux derniers ont perdu leur place au sein du premier trio. Le deuxième trio n’a pas produit toute l’année et cette déficience est encore plus flagrante maintenant que le premier trio est en panne sèche. Heureusement que des buts opportuns du troisième et du quatrième trio sont venus aider la cause de l’équipe.

Il y a aussi les deux recrues qui ont beaucoup ralenti. Latendresse et Lapierre apportent un certain élément de robustesse au club, mais encore faudrait-il qu’ils comptent des buts à l’occasion.

Un autre aspect inquiétant du club réside dans l’inefficacité de son jeu en désavantage numérique. Comme le club est toujours plus puni que ses adversaires, même un bon jeu de puissance ne parvient pas à combler sa faiblesse en désavantage numérique.

Quand ça va mal… Même la tentative de Gainey de se débarrasser de Samsonov en le soumettant au ballotage n’a pas fonctionné. Aucune équipe ne l’a réclamé. J’ai l’impression qu’il s’agit d’une tactique de Gainey pour passer un message clair à Samsonov et son agent : «T’as beau réclamer une transaction, il n’y a personne qui veut de toi ».